La 31e Fête de la Musique, placée cette année sous le signe des 50 ans de la pop, a été perturbée jeudi par de violents orages, qui ont provoqué l'annulation de plusieurs manifestations surtout dans la moitié nord de la France.
La 31e Fête de la Musique, placée cette année sous le signe des 50 ans de la pop, a été perturbée jeudi par de violents orages, qui ont provoqué l'annulation de plusieurs manifestations surtout dans la moitié nord de la France. - Frank Perry afp.com

© 2012 AFP

La 31e Fête de la Musique, placée cette année sous le signe des 50 ans de la pop, a été perturbée jeudi par de violents orages, qui ont provoqué l'annulation de plusieurs manifestations surtout dans la moitié nord de la France.

A Paris, les grands concerts en plein air prévus dans la soirée (à Denfert-Rochereau, au parc André-Citroën et au Palais-Royal notamment) ont été maintenus.

Vers 20H00 et sous un ciel finalement dégagé, les badauds se sont essayés dans une joyeuse cacophonie à la vingtaine de pianos "customisés" disposés autour de la fontaine du Palais-Royal.

A quelques dizaines de mètres de là, Buridane, blonde chanteuse à la voix sucrée, a inauguré le plateau de représentants de la scène française (Archimède, Bertrand Burgalat...) réuni par le ministère de la Culture pour rendre hommage aux 50 ans de la pop, avec reprises et chansons originales.

Bambin sur les épaules, cirés sur le dos ou canettes à la main, les spectateurs ont repris en choeur "Laisse tomber les filles", "Tout pour la musique" et "Bébé Requin" de France Gall.

Quelques adolescents se détendant entre deux épreuves du bac ont même tenté le pique-nique, malgré les bourrasques de vent qui balayaient le jardin.

Jean-Marc Ayrault, pour sa première Fête de la musique à Matignon, a attendu l'annonce du remaniement gouvernemental, peu avant 21H00, pour se mêler brièvement à la foule et assister au concert du trio pop et électro nantais Pony Pony Run Run. Devant plusieurs centaines de personnes regroupées dans la cour de l'Hôtel de Matignon, la formation folk féminin Théodore, Paul et Gabriel, puis le groupe Lussi in the sky, dont la chanteuse avait participé à la Nouvelle star 2010, avaient donné le "la" de la soirée, ouverte à tous et finalement épargnée par la pluie.

A Lyon, la chaleur était au rendez-vous et la foule a pris d'assaut les terrasses de café. Sur les places autour de l'Hôtel de ville, l'ambiance était au rock, à la pop et au reggae.

Mais sur tout une partie de la France, la fête a été gâchée par la météo.

Dans la matinée, Météo France a placé 32 départements du quart nord-est de la France, dont les départements d'Ile-de-France, en vigilance orange en raison de risques d'orages violents, avec de la grêle, de très fortes précipitations et de très fortes rafales de vent.

Risques de vents violents en Bretagne Du coup, de nombreuses municipalités ont préféré annuler tout ou partie des festivités.

Strasbourg, où 50.000 à 80.000 spectateurs se pressent habituellement pour la Fête de la Musique, s'est décidée dès la fin de la matinée. Elle a été suivie par Mulhouse, Colmar, Nancy et Belfort.

Plus au sud, la ville de Bourg-en-Bresse a annulé toutes les manifestations programmées en extérieur après les violents orages qui se sont abattus jeudi en milieu d'après-midi.

A Clermont-Ferrand, les organisateurs du concert prévu en plein air place de Jaude l'ont transféré dans une salle, la B-Box. L'information a été diffusée sur Twitter en fin d'après-midi.

Face au risque de vents violents, plusieurs villes de Bretagne, comme Quimper et Lorient, ont aussi annulé des concerts en plein air.

Même scénario dans le nord de la France, comme à Abbeville, Douai ou Reims.

La ville de Péronne dans la Somme a tout simplement reporté les festivités à vendredi.

Dans la journée, la mairie de Lille avait aussi décidé de rapatrier à l'intérieur ses concerts prévus en plein air.

Mais l'orage étant passé, quelques stands et scènes facilement démontables étaient finalement en train d'être installés dans les rues de la ville et les bars commençaient à se remplir en début de soirée.

Dans la journée, les premières notes de la fête avaient résonné dans la capitale sous un ciel menaçant, comme au Jardin du Luxembourg ou petits et grands étaient conviés à une séance d'initiation musicale.

"Je viens d'un milieu modeste, rural, je n'ai pas eu l'occasion d'apprendre la musique étant enfant et une fois adulte, ce n'est pas évident d'intégrer un conservatoire à moindre coût. Aujourd'hui, c'est peut-être la découverte d'un nouveau plaisir", a expliqué à l'AFP Ramah, 45 ans, venue de banlieue pour s'essayer à la clarinette.