L'ex-gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, a été mis en examen mardi à Bordeaux pour "trafic d'influence actif" dans l'affaire de la Légion d'honneur que lui avait remise l'ex-ministre Eric Woerth en janvier 2008.
L'ex-gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, a été mis en examen mardi à Bordeaux pour "trafic d'influence actif" dans l'affaire de la Légion d'honneur que lui avait remise l'ex-ministre Eric Woerth en janvier 2008. - Lionel Bonaventure afp.com

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L'ex-gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, a été mis en examen mardi à Bordeaux pour "trafic d'influence actif" dans l'affaire de la Légion d'honneur que lui avait remise l'ex-ministre Eric Woerth en janvier 2008, a indiqué le parquet de Bordeaux, confirmant une information de France 2.

Il encourt 10 ans de prison pour ces faits, selon le parquet.

M. de Maistre, détenu depuis le 23 mars à Gradignan (Gironde), a déjà été mis en examen les 15 décembre 2011 et 22 mars dernier à Bordeaux, notamment pour "abus de faiblesse" à l'encontre de l'héritière de L'Oréal.

M. Woerth a été mis en examen le 8 février pour trafic d'influence passif dans le cadre de cette décoration qu'il aurait fait obtenir à M. de Maistre en échange d'un emploi pour sa femme Florence, embauchée à l'été 2007 par la société Clymène, dirigée par Patrice de Maistre et chargée de gérer l'argent reversé par L'Oréal à Liliane Bettencourt.

Patrice de Maistre fait l'objet de plusieurs autres mises en examen, notamment pour "abus de biens sociaux".

La justice cherche notamment à savoir ce qu'il a fait d'un total de 4 millions d'euros appartenant à Liliane Bettencourt, rapatriés de la Suisse vers la France de 2007 à 2009.

Les juges soupçonnent qu'une partie de cet argent a pu financer de façon illégale la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Les trois demandes de remise en liberté formulées à ce jour par M. de Maistre ont toutes été rejetées.

M. de Maistre, après avoir été confronté vendredi dernier à d'anciens employés de maison de la milliardaire, doit être confronté jeudi par visio-conférence à l'avocat suisse de la famille Bettencourt, Me René Merkt.