Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a estimé mercredi que la revalorisation du smic devait aussi s'accompagner d'une hausse du RSA et d'une politique plus générale sur le temps partiel.
Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a estimé mercredi que la revalorisation du smic devait aussi s'accompagner d'une hausse du RSA et d'une politique plus générale sur le temps partiel. - Pierre Verdy afp.com

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Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a estimé mercredi que la revalorisation du smic devait aussi s'accompagner d'une hausse du RSA et d'une politique plus générale sur le temps partiel.

Interrogé sur la proposition de Martin Hirsch de donner un "coup de pouce" au Revenu de solidarité active plutôt qu'au Smic, pour "mieux cibler les bas salaires sans dégrader les comptes de l'Etat", M. Chérèque a estimé sur France Inter que "les deux sujets ne doivent pas s'opposer".

"Toutes les études disent que le Smic n'est pas une politique pour lutter contre la pauvreté parce que le vrai problème, outre le niveau du salaire, c'est le temps de travail", a déclaré le n°1 de la CFDT, estimant qu'il ne fallait pas "regarder le problème du smic sans regarder aussi le temps partiel".

"Il faut aussi aider les entreprises qui font un effort pour ne pas laisser, en particulier, les femmes en temps partiel", a avancé M. Chérèque.

"Arrêtons de donner des aides aux entreprises uniquement sur la base du smic et faisons en sorte qu'on aide en particulier les branches professionnelles" où on favorise des évolutions de carrière, a-t-il ajouté.

Selon M. Chérèque "si vous n'augmentez que le smic, demain vous aurez plus de personnes au smic, plus de frustrés".