La cour d'appel de Paris a annulé mardi l'ordonnance de non-lieu concernant le tueur en série Michel Fourniret dans l'affaire Joanna Parrish et demande aux juges de réinstruire l'affaire sur la base de nouvelles pistes, a-t-on appris auprès de l'avocat de la famille.
La cour d'appel de Paris a annulé mardi l'ordonnance de non-lieu concernant le tueur en série Michel Fourniret dans l'affaire Joanna Parrish et demande aux juges de réinstruire l'affaire sur la base de nouvelles pistes, a-t-on appris auprès de l'avocat de la famille. - Gerard Cerles afp.com

© 2012 AFP

La cour d'appel de Paris a annulé mardi l'ordonnance de non-lieu concernant le tueur en série Michel Fourniret dans l'affaire Joanna Parrish et demande aux juges de réinstruire l'affaire sur la base de nouvelles pistes, a-t-on appris auprès de l'avocat de la famille.

"La cour d'appel a demandé aux juges de réinstruire dans toutes les directions, ce qui inclut la piste Fourniret et également une nouvelle piste qui vient d'être découverte", a indiqué à l'AFP Didier Seban, qui défend la famille Parrish.

"Cette piste concerne un homme au lourd passé criminel et qui a été dénoncé", a poursuivi l'avocat sans plus de précision.

Joanna Parrish, une Britannique de 20 ans avait été retrouvée violée et étranglée le 17 mai 1990 dans l'Yonne (centre de la France).

En mars 2008, Michel Fourniret avait été mis en examen dans cette affaire pour enlèvement et assassinat après avoir été dénoncé par deux fois par son épouse Monique Olivier, qui s'était par la suite rétractée.

Michel Fourniret a toujours contesté son implication dans cette affaire, y compris pendant son procès devant la cour d'assises des Ardennes (est) où il a été condamné le 28 mai 2008 à la perpétuité incompressible pour sept meurtres.

Monique Olivier a écopé de la perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de 28 ans, pour sa complicité dans cinq meurtres.

Initialement instruit dans les Ardennes, l'affaire Parrish avait été dépaysée à Paris en septembre 2008, avant que les juges en charge du dossier ne prennent une ordonnance de non-lieu le 24 août 2011.

"Les parents de Joanna qui ont souvent eu l'impression d'être délaissés par la justice française ont repris espoir de voir aboutir enfin l'enquête", a souligné Me Seban.

Selon lui, les enquêteurs possèdent des éléments ADN qui pourraient donner lieu à de nouvelles vérifications.