General Motors Company (GMC) a annoncé mercredi avoir lancé "une évaluation complète et détaillée" de son site de Strasbourg "en vue d'une vente potentielle de cette unité", qui fait de nouveau partie du groupe automobile américain depuis septembre 2010.
General Motors Company (GMC) a annoncé mercredi avoir lancé "une évaluation complète et détaillée" de son site de Strasbourg "en vue d'une vente potentielle de cette unité", qui fait de nouveau partie du groupe automobile américain depuis septembre 2010. - Patrick Hertzog afp.com

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General Motors Company (GMC) a annoncé mercredi avoir lancé «une évaluation complète et détaillée» de son site de Strasbourg «en vue d'une vente potentielle de cette unité», qui fait de nouveau partie du groupe automobile américain depuis septembre 2010.

Ces nouvelles démarches sont menées «parallèlement à la recherche active d'une solution interne permettant d'affecter de nouveaux programmes du groupe à son site de Strasbourg», a précisé le constructeur automobile dans un communiqué envoyé depuis Strasbourg.

1.000 emplois menacés

Le site GM Strasbourg, qui emploie environ 1.000 salariés dans son usine et son centre de recherche, a fabriqué en 2011 quelque 280.000 boîtes automatiques six vitesses, qui ont été intégralement exportées, en majorité hors d'Europe.

«Cette décision s'inscrit dans le cadre de la volonté de GMC d'explorer toutes les solutions internes ou externes crédibles permettant d'assurer l'avenir à long terme de ce site», a ajouté GMC dans son communiqué.

«La recherche portera sur des repreneurs potentiels présentant un projet solide et crédible de nature à préserver l'activité et les emplois de l'usine et du centre de recherche de Strasbourg», a poursuivi le constructeur.

«Un conseiller financier indépendant a été mandaté à cet effet», a encore indiqué l'entreprise.

Structure rachetée en septembre 2010

GMC avait racheté GM Strasbourg en septembre 2010 à Motors Liquidation Company (MLC), la structure chargée de liquider les actifs de GMC après son dépôt de bilan. Elle s'était engagée à conserver l'ensemble du personnel de l'usine, mais contre d'importants sacrifices de la part des employés, comme le gel des salaires sur deux ans et l'absence d'intéressement jusqu'en 2013.