L’anosognosie. Voilà donc le mal dont souffrirait Jacques Chirac. Dans son édition dominicale, le Journal du dimanche assure, en effet, que le rapport médical concernant l’ancien Président fait état de ce trouble neurologique dont la caractéristique principale est de «ne pas être conscient des difficultés que l’on a» et «d’oublier petit à petit qu’on oublie». Selon les spécialistes, l’anosognosie fait souvent suite à un accident vasculaire cérébral (AVC). Jacques Chirac en avait d’ailleurs été victime en 2005 et avait dû être hospitalisé.
Hollande et Bertrand d’accord
A l’évocation de ce mal, la classe politique s’est montrée, hier, pleine de compassion à l’égard de l’ancien chef de l’Etat. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, s’est ainsi prononcé pour le maintien du procès mais sans Jacques Chirac car il serait «choqué que l’on puisse remettre en cause une expertise médicale.» Même point de vue pour le socialiste François Hollande qui estime «qu’il ne faut pas mettre Jacques Chirac devant cette difficulté». Seule la voix du Vert Yves Contassot est discordante sur ce sujet. «L’attitude [de Jacques Chirac] montre le mépris dont il a fait preuve tout au long de sa carrière», écrit-il sur son blog.