PARIS - Les corps de deux Français enlevés au Niger et retrouvés morts après un assaut des forces françaises contre leurs ravisseurs étaient "tous les deux entravés", l'un comme l'autre portant des impacts de balles, a indiqué jeudi le ministère de la Défense.
A propos des corps des deux otages, autopsiés mercredi et jeudi sous l'autorité du parquet de Paris, le porte-parole du ministère Laurent Teisseire a souligné que les deux avaient été retrouvés "entravés".
L'un d'eux a été tué d'une balle dans la tête, et "le corps du second portait plusieurs impacts de balles et des brûlures importantes", a précisé M. Teisseire lors de son point de presse hebdomadaire.
Selon les premiers éléments de l'autopsie révélés à l'AFP mercredi soir par des sources policières françaises, un des deux otages a été tué par balle à bout portant au visage, ce qui laisse penser à une exécution.
L'autre était totalement brûlé, les raisons de son décès restant à déterminer, selon ces sources policières qui n'excluent pas l'hypothèse d'un tir ayant touché le réservoir de la voiture dans laquelle il se trouvait.
Des forces spéciales françaises avaient mené l'assaut samedi en territoire malien contre les ravisseurs de Vincent Delory et Antoine De Léocour, dont les corps ont été rapatriés en France mercredi. Aucun élément sur les conclusions des autopsies achevées jeudi n'avait été communiqué jeudi à la mi-journée.