Un salarié sur cinq critique de son entreprise sur les réseaux sociaux

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Quelque 15% des salariés évoquent leur entreprise sur Facebook ou Twitter et 21% en parlent le plus souvent de façon plutôt négative, selon un sondage Viavoice pour l'agence de communication digitale Hopscotch publié jeudi.

Il arrive à 15% des salariés interrogés de parler de l'entreprise ou de l'institution dans laquelle ils travaillent sur les réseaux sociaux. 83% ne le font jamais et 2% ne se prononcent pas.

Les hommes le font plus volontiers que les femmes (18,9% contre 11,9%), les jeunes plus que les seniors (26,4% des 18-24 ans contre 5,8% des 50-64 ans), les cadres plus que les ouvriers (21,1% contre 8,4%) et les salariés du privé davantage que ceux du public (16,6% contre 13,3%).

Deux tiers des salariés sondés (67%) parlent le plus souvent de leur entreprise "plutôt de façon positive" et un sur cinq (21%) "plutôt de façon négative". 12% ne se prononcent pas.

Les salariés les plus critiques sont les 25-34 ans (32,9%), les moins critiques les plus jeunes, les 18-24 ans (9,3%) ainsi que les 35-49 ans (10,4%). Les ouvriers interrogés par Viavoice sont plus critiques que les cadres (38,2% contre 11,6%).

86% des sondés sont conscients qu'un salarié qui critique son entreprise sur les réseaux sociaux risque des sanctions, tandis que 7% pensent ne rien risquer (7% ne se prononcent pas).

Seuls 12% sont dans une entreprise ou institution qui a défini des règles ou une charte concernant l'expression de ses salariés sur les réseaux sociaux (pas de règles ou charte pour 77%, 11% ne se prononcent pas). Les salariés du public semblent mieux armés que ceux du privé, puisque 18,7% sont sensibilisés par une charte ou un guide, contre 8,6% dans le privé.

Enfin, 64% estiment qu'au cours des années qui viennent, les critiques des entreprises par leurs salariés seront de plus en plus répandues sur les réseaux sociaux, 28% pensent qu'elles ne seront pas plus répandues et 8% ne se prononcent pas.

Ce sondage a été réalisé en ligne du 13 au 17 décembre auprès d'un échantillon de 1.000 personnes, représentatif de la population salariée résidant en France métropolitaine (méthode des quotas).

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