Les partis préfèrent l’amende plutôt que la parité

Partis de machos. Selon un rapport de l’Observatoire de la parité entre les hommes et les femmes dévoilé hier, les partis politiques préfèrent encore payer de lourdes pénalités financières plutôt que d’appliquer la parité entre les sexes. Avec la loi du 6

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Partis de machos. Selon un rapport de l’Observatoire de la parité entre les hommes et les femmes dévoilé hier, les partis politiques préfèrent encore payer de lourdes pénalités financières plutôt que d’appliquer la parité entre les sexes. Avec la loi du 6 juin 2000 qui a introduit le scrutin proportionnel avec obligation de parité et a donné lieu à de nets progrès, 46,3 % des parlementaires européens français sont aujourd’hui des femmes. Ce qui permet à la France de rester classée parmi les pays les plus paritaires d’Europe, selon le rapport remis hier à Jean-Pierre Raffarin. Cependant, les pénalités financières en cas de non-respect de la loi (à 2 % près) n’ont pas eu les effets dissuasifs escomptés. Il est en effet prévu une diminution des crédits accordés par l’Etat au titre de la dotation publique, équivalant au pourcentage manquant pour atteindre la parité. Aux élections législatives de 2002, toujours selon le rapport, l’UMP a préféré se passer de « 4,26 millions et priver 175 candidates d’investiture » plutôt que de respecter la parité (466 hommes et 114 femmes investis). Le PS a amputé sa dotation publique « de 1,65 million car il lui manquait 82 candidates (350 hommes, 185 femmes investies) ». L’UDF a également fait une croix sur « 667 000 e, en préférant retenir 68 candidatures masculines en plus (181 hommes, 45 femmes) ».

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