Le débat continue autour de l'album Tintin au Congo , souvent taxé de «racisme». Cette fois, c'est l'interdiction de vente de la BD de Hergé qui est demandée. Ou, à défaut, l'insertion d'un avertissement. Dans ce but, Bienvenu Mbutu Mondondo, un Congolais résidant en Belgique, a assigné Casterman. Et le procès s'ouvre ce mardi à Bruxelles, mais risque d'être reporté, selon l'éditeur, qui a déposé des objections tant sur le fond que sur la forme.
«Il est évident que cette BD vendue depuis quatre-vingts ans est la photographie de l'époque coloniale, et non un point de vue actuel», souligne Valérie Constant, porte-parole de Casterman qui refuse que l'album soit retiré de la vente. Un avis partagé par Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des associations noires (Cran). A l'audience, il demandera donc «l'addition d'une explication en préface de l'ouvrage, afin que les enfants puissent lire cet album avec la distance nécessaire». Ce qui nécessiterait l'accord des ayants droits.