« alternance plutôt que stage »

Exclusivité Laurent Wauquiez révèle ses pistes pour booster ces formations

Recueilli par Delphine Bancaud

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F. STEVENS / SIPA

Un jeune sur cinq formé en alternance à l'horizon 2015. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a notamment lancé en janvier des ateliers de l'apprentissage, pilotés par trois DRH, afin d'identifier les freins à ce mode pédagogique et les moyens de les lever. Laurent Wauquiez dévoile à 20 Minutes les pistes qu'il compte explorer.

Pourquoi miser autant sur

le développement de l'alternance ?
Trop de formations sont théoriques et peu professionnalisantes, ce qui conduit les jeunes à un vrai parcours du combattant lors de la recherche de leur premier emploi. A contrario, les cursus en alternance débouchent dans 70 % des cas à une embauche.

Parmi les quarante propositions

des ateliers de l'apprentissage, lesquelles allez-vous reprendre ?
L'idée de créer une journée d'infor­mation sur l'alternance dans les collèges et les lycées me semble excellente. Tout comme celle de rapprocher le statut de l'apprenti de celui de l'étudiant, pour permettre aux jeunes d'avoir accès aux aides au logement, aux restaurants universitaires, aux réductions… Autre suggestion : créer un Meetic de l'alternance pour mettre en contact les étudiants avec les entreprises proposant des contrats, car actuellement l'offre est trop dispersée. La simplification des démarches administratives des employeurs via Internet me semble aussi prioritaire. Enfin, je veux pérenniser et augmenter les développeurs de l'alternance, qui sont chargés de promouvoir ces contrats auprès des entreprises depuis 2009.

Vous souhaitez aussi ouvrir l'alternance à d'autres filières…
Oui, car elle est encore trop concentrée sur les métiers manuels. Il faut la développer dans les filières post-bac, afin qu'elle prépare à des emplois dans le tertiaire, aux métiers verts ou à ceux des services à la personne… Dans cet esprit, il me semblerait judicieux de créer des périodes d'alternance à la place des stages de fin de cursus. Je réfléchis aussi à la possibilité de faire passer le quota obligatoire de 3 à 5 % d'alternants dans les entreprises.

Comment comptez-vous décliner ses idées sur le terrain ?
Je vais les présenter aux syndicats lors du sommet social du 10 mai à l'Elysée pour qu'ils puissent réagir. Nous élaborerons ensuite un plan d'action, qui sera présenté avant l'été.

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