Après les joies de l’élection, les rigueurs de la fonction. Le Conseil régional d'Ile-de-France a décidé jeudi de sanctionner financièrement les élus régionaux en cas d'absentéisme non justifié.
Les élus ont adopté en séance plénière un nouvel article du règlement intérieur qui réduit le montant de leurs indemnités en fonction de leur participation aux séances du conseil régional et de la commission permanente, et aux commissions dont ils sont membres.
Entre 40% à 60% d'absences non justifiées au cours d'un semestre entraîneront un abattement de 30% sur le montant de l'indemnité mensuelle des conseillers. Cette indemnité est de 2.450 euros net en moyenne pour un conseiller, et de 3.200 euros pour les quinze vice-présidents. Au-delà de 60% d'absences non justifiées en un semestre, le montant de l'indemnité sera divisé par deux.
Pour la vice-présidente de l'administration générale, Michèle Sabban (PS), «la sanction financière est la mieux adaptée pour lutter contre l'absentéisme» et cette décision est de nature à «dynamiser l'action du Conseil régional». Elle a cité le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, comme champion de l'absentéisme au cours de la mandature précédente, suivie de la secrétaire d'Etat à l'Economie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet.
Frédéric Lefebvre s’est justifié en expliquant qu’«on travaillait beaucoup plus pour la région en agissant directement auprès des ministères pour faire avancer des dossiers» et Valérie Pécresse, présidente du groupe UMP et ministre de l'Enseignement supérieur, a demandé «que cette obligation d'assiduité s'applique également à l'exécutif».