Georges Cipriani, ancien d'Action directe, en semi-liberté

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Publié le 14 avril 2010.

JUSTICE - Il est sorti de prison tôt ce mercredi matin, pour être transféré dans un centre de semi-liberté...

Il retrouve le grand air. Georges Cipriani, 59 ans, ancien d'Action directe détenu depuis plus de 23 ans, est sorti mercredi matin de la maison centrale d'Ensisheim, dans le Haut-Rhin, dans le cadre du régime de semi-liberté accordé par la justice, a indiqué sur place un officier de gendarmerie.

Escorté par deux véhicules de gendarmerie, un fourgon pénitentiaire avec à son bord un homme vêtu d'une veste de cuir, longue chevelure blanche réunie en catogan, est sorti vers 8h45 de la prison. Devant, une quinzaine de gendarmes était postée.

Semi-liberté

Le cortège est ensuite arrivé une heure plus tard au centre de semi-liberté de Souffelweyersheim, au nord de Strasbourg. Escorté par une dizaine de gendarmes, Georges Cipriani est sorti menotté du fourgon puis s'est engouffré dans le bâtiment. L'administration pénitentiaire a indiqué qu'elle ne communiquerait pas sur ce dossier.

L'avocat de Georges Cipriani, Me Jean-Louis Chalanset, a dit ne pas avoir été informé du transfèrement. Il a en revanche dit que son client lui avait confié être «soulagé» et «satisfait» de cette mesure de semi-liberté. «Il a eu des conditions de détention très dures», notamment «sept ans» d'isolement qui ont «contribué à le fragiliser psychologiquement», a souligné le conseil.

Le dernier Action directe à bénéficier de ce régime

Ce régime de semi-liberté prévoit qu'il travaille à la Banque alimentaire de Strasbourg et apporte une aide bénévole au Secours populaire. La Cour d'appel de Paris lui a accordée le 1er avril dernier. Il est le dernier des ex-membres du groupuscule armée Action directe à bénéficier de cette mesure, qui pourrait déboucher dans un an sur une libération conditionnelle.

Il avait été arrêté le 21 février 1987 dans le Loiret en compagnie des principaux membres d'Action directe, Jean-Marc Rouillan, Joëlle Aubron et Nathalie Ménigon, et avait été condamné deux fois à la perpétuité, notamment pour les assassinats en 1987 du PDG de Renault Georges Besse et en 1985 de l'ingénieur général René Audran du ministère de la Défense.

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