Otages en Afghanistan: Nicolas Sarkozy ne ménage «aucun effort» pour les libérer

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Publié le 14 avril 2010.

INTERNATIONAL - Le chef de l'Etat l'a affirmé depuis le sommet sur la sécurité nucléaire à Washington...

Le président français Nicolas Sarkozy a assuré mardi ne ménager «aucun effort» pour obtenir la libération des deux journalistes français otages des talibans, et menacés de mort par leurs ravisseurs.

«Nous ne ménageons aucun effort pour les sortir de la situation où ils se trouvent», a-t-il assuré lors d'une conférence de presse à Washington, à l'issue du sommet sur la sécurité nucléaire.

Il attend leur libération pour «dire ce qu'il pense»

Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, qui travaillent tous deux pour le magazine Pièces à conviction de France 3, apparaissent dans une vidéo envoyée dimanche à plusieurs médias occidentaux. Les ravisseurs «demandent à ce que toutes leurs exigences soient satisfaites, ce qui n'a pas été le cas, selon eux, lorsqu'ils vous ont donné leurs exigences», y déclare Hervé Ghesquière, enlevé fin décembre 2009 avec son confrère.

«J'attends qu'on ait réussi à les libérer pour dire ce que je pense de la pratique qui consiste à retenir des otages et à les obliger à parler devant les caméras», a dit le chef d'Etat français, en soulignant qu'il «était d'accord avec la diffusion» de la vidéo. Il a précisé ne pas l'avoir lui-même visionné, mais en être «informé».

«Plusieurs déceptions et des espérances»

Tant que les deux journalistes «sont prisonniers, sont retenus, ce qui est profondément inadmissible, vous comprendrez que je dois m'abstenir de longs commentaires sur le sujet», a-t-il expliqué. «Nous avons eu plusieurs déceptions, nous avons eu des espérances (...) La situation est très complexe», a reconnu le chef de l'Etat, assurant n'avoir «jamais douté» que les deux otages «soient en vie». Il a indiqué qu'il allait recevoir les familles des captifs «dans les jours qui viennent».

Par ailleurs, le sujet qui présente les deux journalistes et décrit leurs conditions de travail, refusé mardi par la direction de France 3, sera finalement diffusé jeudi, selon Télé2Semaines, citant la Société des journalistes de France 3. La direction avait en effet imposé lundi soir de flouter les visages des journalistes sur la vidéo tournée par les ravisseurs, au nom du respect des familles et de la convention de Genève sur les prisonniers de guerre.
B.D. avec agence
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