Ils sont tous d'accord. L'ensemble des représentants syndicaux du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) d'Eurodisney a réclamé mercredi une enquête, après le suicide d'un salarié le 26 mars. «Nous avons demandé l'ouverture d'une enquête interne pour expliquer le passage à l'acte de ce salarié et nous devons nous revoir début mai pour la transmission du rapport», a déclaré Nzale Bola-Botema, représentant syndical de Force Ouvrière (FO).
Le syndicaliste a cependant «déploré l'absence d'un inspecteur du travail» à cette réunion du CHSCT, et le «refus de la direction de mener une expertise sur la santé au travail dans l'établissement, comme l'a demandé FO». Selon la direction, le CHSCT s'est «prononcé en faveur d'une mission pour déterminer les éléments objectifs qui pourraient expliquer le suicide» de ce salarié. La direction «s'associe pleinement à cette démarche dont le résultat est attendu pour début mai», a-t-elle indiqué, avant d'ajouter qu'un «inspecteur du travail avait été invité» à cette réunion.
Cette enquête a été demandée «pour comprendre et analyser ce qui a poussé ce salarié à se suicider» car «nous ne voulons pas que cela se reproduise», a rappelé Val Ruggieri, représentant syndical de la CFTC. «Nous avons toutefois été irrités par l'absence de l'ancien chef du Disneyland Hôtel car il avait travaillé avec ce salarié et nous aurions aimé avoir son ressenti», a-t-il précisé.
Mardi, le beau-père du salarié avait indiqué que son gendre avait gravé dans un des murs de sa maison un ultime message expliquant qu'il ne «voulait pas retourner chez Mickey». Le 21 février, un autre salarié d'Eurodisney s'était suicidé à la gare d'Esbly, en Seine-et-Marne. La veille, un autre salarié âgé de 22 ans, avait menacé de se suicider dans le parc d'attractions après l'annonce de son licenciement.