Dépasser la limite autorisée d'1km/h, c'est 90 euros et un point en moins. C'est le montant de l'amende qu'a reçu un automobiliste du Rhône.
Le 15 février dernier, il a été flashé au 811, avenue de l'Europe, dans la zone industrielle de Villefranche-sur-Saône, à 56 km/h sur une portion limitée à 50 km/h. Au final, 51 km/h retenus. Sur le coup il ne s'en rend pas compte. «J'ai reçu l'avis de contravention une dizaine de jours après et j'ai payé sans me poser de question, je ne voulais pas contester pour éviter que cela ne passe à 135 euros», explique-t-il au Parisien. Il paye l'amende le 9 mars.
Mais problème: il se rend compte la semaine dernière en prenant le même chemin que la route est en fait limitée à 70 km/h. Il contacte la mairie, qui lui confirme cette limitation, effective depuis un arrêté en date du 12 juillet 2004. Le conducteur se rend alors au commissariat de Villefranche-sur-Saône, où on lui indique que les gendarmes de Lyon s'étaient déplacés pour effectuer un contrôle ce jour-là. Mais l'Escadron départemental de sécurité routière de Lyon nie avoir organisé tout contrôle ce jour-là à cet endroit.
Contacté, le commissariat de Villefranche-sur-Saône confirme: «Ce matin-là, les services de police ont bien procédé à des contrôles de vitesse sur cet axe là et à cette heure-là». Cependant, l'inscription «GN» (pour Gendramerie Nationale) est présente sur l'avis de contravention.
Le conducteur a donc envoyé un courrier le 26 mars dernier au ministère public de Rennes - le centre national de traitement des contraventions - pour contester son amende et son retrait de point, et essayer de comprendre ce qui s'est réellement passé le 15 février.