Le procès de Jacques Chirac pour «détournements de fonds publics» et «abus de confiance» dans une affaire d'emplois présumés fictifs lorsqu'il était maire de Paris, se tiendra soit le 8 novembre, comme initialement prévu, soit en février 2011, a tranché vendredi le tribunal correctionnel de Paris.
Si son nom est apparu dans plusieurs affaires, Jacques Chirac a été mis en examen dans la seule affaire des chargés de mission. L'ancien président de la République (1995-2007), protégé pendant 12 ans par sa fonction à la tête de l'Etat, est redevenu justiciable ordinaire à l'issue de son mandat.
Il a été mis en examen le 21 novembre 2007 pour «détournement de fonds publics» dans ce dossier d'emplois de complaisance présumés payés par le cabinet du maire de Paris, fauteuil occupé par Jacques Chirac de 1977 à 1995.
En octobre 2009, l'entourage de l'ancien président le disait «serein et déterminé» à établir que ces emplois étaient bien réels.
Jacques Chirac risque dix ans de prison et 150.000 euros d'amende en cas de «détournement de fonds publics». L'abus de confiance est lui passible de trois ans d'emprisonnement et de 375.000 euros d'amende.