La saga du fief de Serge Dassault continue. L'élection municipale de Corbeil-Essonnes, qui remonte à octobre 2009, a été annulée par décision du tribunal administratif de Versailles.
Lundi, le rapporteur public du Tribunal administratif de Versailles avait recommandé l'annulation de l'élection de Jean-Pierre Bechter, maire UMP de Corbeil-Essonnes depuis octobre et bras droit de l'ancien maire Serge Dassault, «à cause des manoeuvres de nature à fausser les résultats du scrutin», selon des propos rapportés par l'opposant PCF Bruno Piriou.
Deux recours avaient été déposés par les opposants après cette élection municipale: l'un émanait du PCF Michel Nouaille, finaliste lors de l'élection municipale d'octobre, l'autre de Jacques Picard (Verts-Europe Ecologie) et du PS Carlos da Silva. Ces derniers avaient «pointé l’utilisation abusive du nom de Serge Dassault, inéligible, sur tous les documents électoraux».
«Nous avions également dénoncé les pressions faites sur les électeurs Corbeil-Essonnois par le biais de promesses d’emplois ou de sauvegarde des entreprises Corbeil-Essonnoises Helio et Altis», ajoutait Carlos da Silva.
Dans l'hypothèse où le tribunal déciderait de suivre les recommandations, et d'annuler l'élection, Jean-Pierre Bechter avait assuré qu'il y aura un recours.
L'élection municipale d'octobre 2009 avait été provoquée par l'inéligibilité de Serge Dassault, maire de Corbeil-Essonnes depuis 1995, en raison de «dons d'argent» qu'il conteste.