Philippe Bilger, avocat général près la cour d'appel de Paris, a annoncé ce jeudi qu'il était convoqué vendredi chez le procureur général de Paris, François Falletti, après avoir, sur son blog, validé les propos controversés d'Eric Zemmour sur les trafiquants «noirs et arabes».
«Je suis convoqué demain à 16h (...). J'ai reçu simplement un coup de fil disant que le procureur général voulait me voir. Apparemment, il avait lu un extrait de mon blog», a expliqué l'intéressé. Il sera invité à donner «des explications sur cette opération», a confirmé Michèle Alliot-Marie sur LCI, rappelant «le devoir de réserve» qui s'impose aux fonctionnaires.
«Je ne viole aucune obligation de réserve, je défends la liberté d'expression, celle de Zemmour, comme j'aurais pu défendre celle d'un homme de gauche», a estimé de son côté Philippe Bilger. «C'est ce que je dirais demain et je dirais aussi qu'on me foute la paix», a conclu l'avocat général.
«Je propose à un citoyen de bonne foi de venir assister aux audiences correctionnelles et parfois criminelles à Paris et il ne pourra que constater la validité de ce "fait", la justesse de cette intuition qui, aujourd'hui, confirment un mouvement né il y a quelques années», écrit Philippe Bilger dans son billet titré «Eric Zemmour ou le trublion officiel».
De son côté, le journaliste ne sera finalement pas convoqué par le Figaro en vue d’un entretien préalable à un éventuel licenciement. Les regrets exprimés par Eric Zemmour semblent avoir suffi à la direction du quotidien. Contrairement à ce qu'il avait annoncé dans un premier temps, le polémiste ne débattra finalement pas avec la Licra.
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