Il demande réparation. Jacques Viguier, acquitté en appel à Albi du meurtre de sa femme, a affirmé dimanche sur RTL qu'il demanderait «une petite réparation matérielle» pour ses neuf mois de détention provisoire en 2000.
Le professeur de droit toulousain, qui a été à nouveau acquitté samedi par la cour d'assises du Tarn du meurtre de sa femme Suzanne, disparue mystérieusement le 27 février 2000, a précisé qu'il était «évident» qu'il allait demander réparation : «Une petite réparation matérielle me paraît normale».
Acquitté une fois en avril 2009 par la cour d'assises de la Haute-Garonne, Jacques Viguier a souligné qu'il avait été placé en mai 2000 en détention provisoire pendant neuf mois.
«J'ai retrouvé ma liberté, ma dignité», a déclaré par ailleurs Jacques Viguier. «Cette liberté, a-t-il ajouté, est fondamentale pour moi.» Par ailleurs, concernant la possibilité encore ouverte d'un recours en cassation pour vice de forme, il a reconnu : «On redoute toujours qu'un recours soit fait. Je ne serai libéré dans ma tête que dans quelques mois.»
Le professeur a aussi souligné qu'il ne serait totalement libéré que «quand on saura ce qu'est devenue Susi», sa femme. «C'est une souffrance de vivre dans l'incertitude sur ce point», a-t-il affirmé.
«Je pense que j'ai été acquitté parce qu'il y avait un dossier vide», a estimé le professeur, qui reconnaît avoir commencé ce second procès en assises «en forme. Puis la fatigue est venue et j'ai fini le procès entre les deux». «C'est l'amour qui a existé avec mes trois enfants qui m'a permis de vivre, de survivre, pendant ces dix ans», a enfin ajouté Jacques Viguier, qui n'a jamais cessé d'enseigner.