Dimanche, la France devrait voir rose. Les socialistes et leurs alliés sont en effet en mesure de réaliser le grand chelem. Sauf s'ils ne remportent pas l'Alsace, où les derniers sondages concluent à une égalité parfaite entre la liste PS-Europe Ecologie et celle de la majorité présidentielle. Une conjoncture favorable toutefois assombrie par la cacophonie autour de la fusion des listes, en début de semaine. En Bretagne, Europe Ecologie fera d'ailleurs cavalier seul dimanche, tout comme le Front de gauche en Limousin, même si ces triangulaires ne devraient pas remettre en cause la victoire de la gauche dans ces deux régions. Ces divergences ont laissé des traces. Daniel Cohn-Bendit n'a pas hésité à qualifier les tractations de « déni de démocratie » hier, argument aussitôt relayé par l'UMP, qui s'interroge « sur la capacité d'une coalition PS-EE-Front de gauche à gouverner les régions ». Pour redresser la barre, Martine Aubry s'est d'abord envolée mercredi pour la Corse, où, grâce à la fusion de quatre listes, la gauche est en mesure de ravir cette région acquise à la droite depuis vingt-six ans. La première secrétaire du PS a salué cette « belle union » avant de repartir pour Nantes, où l'attendait Dominique Voynet pour un meeting placé sous le signe de « la gauche réunie ». Même unité, le lendemain à Paris, où Martine Aubry, Cécile Duflot (EE) et Marie-George Buffet (PCF) se sont retrouvées le temps d'une promenade hautement médiatisée. W
Charlotte Mannevy