Plus de 300 policiers se sont rassemblés ce mercredi soir dans le calme devant le commissariat de Dammarie-Les-Lys (Seine-et-Marne) pour exprimer leur «soutien» à la famille du brigadier tué mardi soir dans une fusillade.
Recueillement dans le calme
Venus de Seine-et-Marne et de départements voisins, ils se sont recueillis dans le calme, devant le commissariat où des bouquets de fleurs avaient été déposés.
«Je souhaite une minute de silence pour mon beau-frère», a demandé un membre de la famille de la victime, au terme d'un rassemblement silencieux de plus d'une heure.
«Soutien pour la famille»
«Merci d'être venus parmi nous, on va se recontacter», a ensuite lancé James Dutertre, secrétaire départemental de l'Union Unité-police/SGP, avant de préciser que «plus de 300 fonctionnaires se trouvaient également à l'intérieur du commissariat».
«Le drame n'est pas arrivé en ville mais en pleine campagne, je n'ai jamais vu ça de ma vie», a regretté Jean-Yves César, policier à la retraite qui a travaillé durant 7 ans avec le brigadier Jean-Serge Nérin. A quelques mètres de là, des jeunes policiers du commissariat de Melun souhaitant garder l'anonymat, venus en «soutien pour la famille», ont dénoncé une «trop grande impunité» dans notre société vis à vis des malfaiteurs.
Rassemblement similaire à Marseille
Une centaine de policiers marseillais se sont également rassemblés ce mercredi soir devant leurs commissariats pour observer une minute de silence en hommage à leur collège de Seine-et-Marne. Comme plusieurs de leurs collègues syndicalistes, ils ont demandé à pouvoir porter un crêpe noir sur leur uniforme jusqu'à la date des obsèques du brigadier-chef Jean-Serge Nérin.
L'émotion était d'autant plus grande qu'un policier de Tarascon (Bouches-du-Rhône) est plongé dans le coma après avoir été grièvement blessé dans la nuit du 2 au 3 mars. Il avait été percuté par un véhicule qui refusait de se soumettre à un contrôle routier.