Un sursis pour la présidente auto-séquestrée de l'Umih ménacée d'expulsion

31 contributions
Publié le 16 mars 2010.

JUSTICE - Le TGI donnera sa réponse vendredi concernant la demande de ses adversaires pour la bouter hors de son bureau va être examinée. Sa plainte a été classée sans suite...

La trêve hivernale n'est pas finie pour tout le monde. L'ex-présidente de l'Umih, auto-séquestrée dans son bureau depuis près d'une semaine pour dénoncer le «putsh» dont elle se dit victime, était sous la menace d'une expulsion. Une demande en ce sens a été examinée par la justice ce mardi après-midi, mais le TGI de Paris ne rendra sa décision que vendrredi.

«Nos adversaires ont déjà fait venir la police», a expliqué a 20minutes.fr la collaboratrice de Christine Pujol qui partage sa détention volontaire. Mais selon elle, les fonctionnaires n'ont pas pu intervenir. «Ils ont donc déposé un référé pour nous expulser dès jeudi», renchérit l'ex-présidente.

Le cas de Christine Pujol «relève de la psychiatrie»

Elle affirme ne pas s'accrocher à son siège, mais veut «que la justice se prononce sur le fond». Christine Pujol reproche à Roland Héguy, élu lundi à la tête de l'Umih de façon écrasante selon lui, d'être «l'homme de paille des chaînes hôtelières» quand elle se voit en défenseure des petites entreprises hôtelières qui «mouillent la chemise».

Mais pour ses opposants, le cas de Christine Pujol «relève de la psychiatrie». «Ils ont utilisé cet argument dès les premiers jours de mon action», répond l'autoséquestrée à 20minutes.fr. Elle se dit déterminée: «Je ne ferais pas ça pendant six mois, mais je resterai le temps qu'il faudra», assure-t-elle.

«Je ne veux ni dramatiser, ni devenir ridicule»

Pourtant, selon elle, ses adversaires font tout pour lui rendre la vie impossible. «Ils ont emporté la cafetière, les réserves d'eau, le papier toilette et même le savon», raconte Christine Pujol. Et comme elle craint de ne pas pouvoir regagner son bureau si elle sort acheter à manger, des proches continuent de lui apporter des vivres dans un panier, qu'elle hisse jusqu'au 3e étage au moyen du cable d'antenne télé que ses opposants auraient coupé. Elle a d'ailleurs porté plainte pour harcèlement. Une plainte classée sans suite, ce mardi, faute d'éléments.

La prisonnière volontaire est consciente de l'image ubuesque de la situation. «Je ne veux ni dramatiser, ni devenir ridicule», assure-t-elle. Christine Pujol attend «des explications» et est «ouverte au débat». Son successeur Roland Héguy, a regretté que le bilan du syndicat sous la présidence précédente «n'ait pas été très bon». Pas rancunier, son bras droit Hervé Becam le promet: «Notre action s'arrêtera à la minute où Mme Pujol aura quitté le bureau».

Julien Ménielle
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr