Ils ont jusqu'à aujourd'hui midi pour conclure un accord et déposer des listes communes en préfecture. Depuis dimanche soir, Europe Ecologie et le Parti socialiste négocient un accord pour le second tour des élections régionales de dimanche prochain.
Hier soir, l'un des émissaires socialistes, Claude Bartolone, annonçait la conclusion d'« un accord national » entre les deux formations, avant d'être démenti par Jean-Vincent Placé, numéro 2 écologiste, et par l'équipe de Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts et tête de liste en Ile-de-France.
Joint par 20 Minutes, l'autre délégué Verts aux négociations, Jean-Marc Brûlé, confirmait, lui, l'entente : « Au plan national, nous sommes arrivés à un accord. On est plutôt satisfaits, la proportionnelle au pourcentage des voix du 1er tour est respectée et on est certains d'obtenir des vices-présidences importantes. » Des désaccords persisteraient, notamment en Bretagne, où les responsables sont engagés dans un bras de fer qui pourrait conduire à une triangulaire défavorable à la gauche. « Les discussions vont se poursuivre dans la matinée », souligne Jean-Marc Brûlé. Une autre triangulaire est annoncée en Limousin par le Front de gauche et le NPA - forts d'un score de 13 % -, qui n'avaient pas obtenu satisfaction hier soir. Pour le PS, l'enjeu est double. Sans fusion des listes, la « France toute rose » souhaitée par Martine Aubry sera difficile à réaliser. Le PS entend aussi prouver sa capacité à porter un projet avec ses alliés, dans l'optique de 2012. « Nous sommes capables de construire des propositions communes. Nous le montrerons avec ces régionales », assurait hier Claude Bartolone. W