A l'aise à la barre, Olivier Durandet n'en doute pas une seconde. L'amant de Suzanne Viguier est « persuadé que Jacques Viguier est le coupable » du meurtre de son épouse. Pour celui-ci, il dit ne plus éprouver de « haine » ni d'envie de « vengeance », le jugeant néanmoins « froid » et « sans affection ». « Moi, ajoute-t-il, ce que je veux, c'est le corps de Susi », toujours pas retrouvé. A choisir, il préfère « une tombe pour Susi » plutôt qu'une condamnation à « vingt ans de prison pour Jacques Viguier ».
Frédéric Mallon, chef de la division criminelle du SRPJ de Toulouse à l'époque des faits, est également convaincu de sa culpabilité. C'est « un crime sans corps, sans aveux, sans preuves [irréfutables], mais nous avons un faisceau d'indices qui nous donnent l'intime conviction que Jacques Viguier est coupable ». Notamment, le fait que le mari ait attendu trois jours avant de déclarer la disparition de sa femme. Verdict attendu samedi, après un acquittement en première instance. W