Pas de files d’attente annoncées dans les bureaux de vote. A la mi-journée, la participation s’élève à 14,86% dans le Rhône, soit deux point de moins qu'en 2004 (16,86%).
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Dans la cour de la petite école Ferdinand-Buisson (5e), Chantal, 70 ans, livre une analyse plutôt fiable du profil des électeurs. «Ce n’est pas compliqué, ce sont les retraités et les jeunes qui veulent du changement. Ils veulent refaire le monde. Moi, j’ai passé l’âge d’y croire, mais je sais aussi que l’abstention ne sert à rien.» Cette électrice juge sévèrement la campagne des régionales. «Ça ne m’a pas intéressée. J’ai trouvé ça nul. Et les idées mauvaises. Tout est devenu très matérialiste.
«Je vote pour pouvoir râler»
A l’école Paul-Painlevé, dans le 3e arrondissement, le plus peuplé de Lyon, les assesseurs du bureau de vote notent que «ce sont les électeurs les plus assidus qui sont venus voter» ce dimanche matin. Vers 11h, les urnes transparentes peinaient toujours à se remplir.
«Je vote à chaque élection, donc pourquoi pas celle-ci, s’interroge Christophe, 42 ans. De par ma profession, je suis assez bien informé des compétences de la région. C’est un enjeu vraiment important.»
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Pour Aurélie, 41 ans, arrivée à Lyon il y a un an, le vote est avant tout un devoir civique. «Je vote tout le temps pour pouvoir râler après». Après avoir épluché les professions de foi, elle a fait son choix, avec un peu plus de difficulté qu’à l’habitude. «Comme les municipales ou les cantonales, ces élections se jouent beaucoup sur la personne. Arrivant de la région parisienne, je ne connaissais pas vraiment les candidats et la campagne ne m’a pas aidée pour cela».
Un avant-goût des présidentielles
Electeur assidu, lui aussi, Michel, 63 ans, estime que ce vote est un avant-goût des présidentielles. «Une voix peut faire changer beaucoup de choses, et c’est ça dont les jeunes n’ont pas conscience», indique-t-il.
Tous les jeunes? Pas vraiment. Il y en a qui, comme Sabrina, lycéenne de 18 ans, ont «envie de découvrir le fonctionnement d’un bureau de vote». «Je me suis rendu compte qu’il fallait que je m’intéresse davantage à la politique. Avant, je m’en fichais un peu. Mais pendant cette campagne, certains messages m’ont énervée, d’autres m’ont touchée. J’ai lu tout ce que je pouvais sur le sujet.» Voilà un vote mûrement réfléchi.