Le dirigeant du fabricant américain d'outils pneumatiques Sullair, retenu depuis mercredi par ses salariés de l'usine de Montbrison (Loire) promise à la fermeture, a été libéré ce vendredi après l'obtention d'un retour à la table des négociations, a indiqué une source syndicale.
Prochaine négociation le 18 mars
«Pour débloquer la situation, on a obtenu que la prochaine négociation avec le comité d'entreprise soit avancée au 18 mars», a déclaré le secrétaire du Comité central d'entreprise (CCE), Didier Bouchet.
La libération d'Yves de Waroquier, nommé mercredi comme co-gérant de la filiale européenne de Sullair jusqu'à sa fermeture effective par le président de Sullair Corporation (groupe United Technologies), a été votée à la majorité de 68 voix pour, 9 contre et 3 nuls.
Reprise du travail lundi
La reprise du travail des 112 salariés, mobilisés dans cette action, a été votée et sera effective lundi, a ajouté Didier Bouchet. Le personnel s‚estime victime de la stratégie d‚une multinationale voulant fermer son site européen de fabrication de compresseurs et d‚outils pneumatiques qui, selon lui, est viable.
Retenu mercredi soir, Yves de Waroquier avait vainement tenté jeudi matin d'obtenir des salariés «la reprise du travail», soulignant que l'usine avait «un important carnet de commandes en souffrance.» L‚inspection du travail, trois élus locaux, dont le maire (PS) de Montbrison, avaient également multiplié les tentatives de médiation jeudi.