Nicolas Sarkozy est «prêt à accueillir en France» la jeune Marocaine expulsée

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Publié le 8 mars 2010.

IMMIGRATION - La jeune femme est «folle de joie»...

Le président Nicolas Sarkozy est «prêt à accueillir en France» Najlae Lhimer, la jeune Marocaine expulsée après avoir porté plainte pour des violences infligées par son frère, «si elle le souhaite», a indiqué l'Elysée lundi dans un communiqué.

Une déclaration qui a rendu la jeune fille «folle de joie», selon ses dires, dans une interview accordée à Europe 1. «Ici (au Maroc, ndlr), je suis complètement perdue, j'arrive pas à m'habituer aux coutumes. Pour moi, c'est en France que je fais ma vie».

 

 

A l'occasion de la Journée internationale de la Femme, le 8 mars, le chef de l'Etat a reçu à l'Elysée en fin de matinée 22 femmes représentantes d'associations de défense des femmes, sur le thème de la lutte contre les violences faites aux femmes.

Au cours de la réunion, les associations l'ont interrogé sur la situation de Najlae Lhimer. Selon l'Elysée, «le président de la République s'est dit prêt à l'accueillir en France, si elle le souhaite».

«Engagement personnel»

Interrogée par la presse à la sortie de la réunion, Sihem Habchi, présidente de l'association Ni putes ni soumises, a affirmé que le chef de l'Etat avait pris «l'engagement personnel» de faire revenir en France la jeune Marocaine.

«Najlae va pouvoir rentrer en France, le président me l'a assurée, c'est un engagement personnel qu'il a pris», a affirmé Sihem Habchi.

«Je m'en félicite car le retour de Najlae, c'est un message lancé à toutes les femmes qui aujourd'hui peuvent se rendre dans les commissariats, dénoncer les violences qu'elles subissent et porter plainte», a-t-elle ajouté.

Obligation de quitter le territoire français

Selon le Réseau Education sans Frontières (RESF), la lycéenne vivait en France depuis 2005 pour échapper à un mariage forcé dans son pays, mais était maltraitée par son frère.

Elle avait été placée en garde à vue et immédiatement expulsée après avoir porté plainte à la gendarmerie de Château-Renard (Loiret) fin janvier car elle faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français remontant au 24 novembre 2009.

Deux ministres, Michèle Alliot-Marie (Justice) et Brice Hortefeux (Intérieur), et deux secrétaire d'Etat, Nadine Morano (Famille) et Fadela Amara (Politique de la Ville), ont assisté à cette réunion.
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