Un homme a tenté jeudi soir de braquer un tabac-presse à Sarreguemines en Moselle, armé d'une perceuse sans fil et un masque de soudeur sur la tête, sans succès.
Campé devant le tabac Saint-Walfried, à l'ouest de la ville, l'individu, âgé «de 20, 25 ans», vêtu d'un «bleu de travail» et portant «un appareil de mesure électrique sur le dos», a attendu la sortie du dernier client pour «mettre le masque, baisser la visière et rentrer», raconte à l'AFP Laurent Sprunck, le tenancier du tabac.
«Elle a d'abord cru à une plaisanterie»
Brandissant une perceuse sur laquelle était fixée une mèche, il a ensuite réclamé la caisse à la vendeuse. «Elle a d'abord cru à une plaisanterie» mais il a actionné l'outil, raconte Laurent Sprunck, qui se trouvait dans la réserve et avait suivi la scène sur le système de vidéosurveillance.
Bruyamment, le patron a alors «simulé» un appel téléphonique à la police. Visiblement «désemparé», le braqueur-soudeur a alors ôté son masque avant de prendre la fuite.
Selon Le Républicain Lorrain, qui a révélé l'affaire (article payant), la police est en train d'exploiter les images vidéo. «L'enquête avance, ils ont déjà retrouvé le masque, abandonné dans un champ», se félicite Laurent Sprunck, victime de son troisième braquage en deux et demi.
Il s'agit toutefois du premier à la perceuse, «les autres, c'était au revolver», précise-t-il, tout en se demandant si pour un braquage à la perceuse, «on peut quand même parler de vol à main armée»...