Pécresse propose un système d'alerte agression par SMS

REGIONALES Les voyageurs témoins d'agression pourraient ainsi alerter les policiers discrètement...

Avec agence

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Valérie Pécresse, le 3 mars 2010 à Paris.

Valérie Pécresse, le 3 mars 2010 à Paris. — SIPA

Valérie Pécresse (UMP) a proposé vendredi soir la mise en place en Ile-de-France d'un «système alerte agression par SMS dans les transports», permettant aux voyageurs témoins d'une agression de prévenir directement le service régional de la police des transports.

La chef de file de la majorité présidentielle pour les élections régionales en IdF a expliqué qu'il s'agirait pour les témoins d'une agression de taper sur leur portable un numéro court et d'envoyer par SMS par exemple «RER B La Courneuve» ou «Alésia ligne 4». L'alerte serait immédiatement répercutée par la police des transports vers la patrouille de police la plus proche.

«Discret, rapide, efficace»

Selon Valérie Pécresse, ce serait un «système d'alerte supplémentaire discret, rapide, efficace et surtout pas anonyme». Les SMS «étant toujours identifiables», «il n y aura pas de dérive», a-t-elle assuré. «Ce n'est pas un système de dénonciation anonyme, mais un système de témoignage pour des témoins aujourd'hui complètement désemparés».

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S'exprimant au poste de commandement de la police des transports de la gare de Lyon, Valérie Pécresse a souligné que «lorsqu'ils sont témoins d'une agression dans un métro, un bus ou un RER», les autres voyageurs «n'ont aucun moyen de prévenir rapidement et discrètement la police».

Le 112 ou le signal d’alarme

«Ils peuvent appeler le 112 et parler ou alors tirer le signal d'alarme et n'ont donc pas d'autre choix que d'intervenir directement», a-t-elle dit. «C'est à leurs risques et périls ou alors ils sont impuissants (...) dans certaines situations il est impossible d'intervenir tout seul quand l'agression est commise par un groupe». Selon elle, «c'est d'autant plus regrettable que les patrouilles de police et en uniforme circulent en permanence dans le réseau de transports et peuvent intervenir très rapidement».

Elle souhaite que ce soit l'Ile-de-France qui mette en place le service via le Stif (syndicat des transports de la région).

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