>> Regardez nos photos des hommes politiques au salon de l'agriculture.
«Ça fait partie du folklore»
Le chef de l'Etat avait provoqué la déception et la colère de professionnels en n'inaugurant pas cette manifestation le 27 février. Lors de son passage, ce samedi, il a serré des mains, écouté les doléances des producteurs, s'est fait prendre en photo. Il y a eu des applaudissements, quelques sifflets.
Au passage, il n'a pas hésité à tacler les politiques qui l'on précédé dans les allées: «Aller saluer sur les stands les éleveurs, les producteurs, ça fait partie de la tradition, du folklore, c'est sympathique, j'aime beaucoup ça (...) Mais enfin, ce n'est pas au nombre de mains serrées qu'on va résoudre les problèmes des agriculteurs», a-t-il lancé.
Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il fallait «changer les méthodes de mise en oeuvre des mesures environnementales dans l'agriculture», souhaitant que la France soit au premier plan de l'agriculture durable.
Il a précisé que les ministres de l'Agriculture Bruno Le Maire et de de l'Ecologie Jean-Louis Borloo allaient réfléchir à de «nouvelles méthodes d'analyse en matière environnementale dans l'agriculture». «Je crois à l'agriculture durable», a affirmé le président, en assurant qu'il voulait que la France soit «au premier plan des pays, en matière d'économie durable et d'agriculture durable».
Nicolas Sarkozy est arrivé porte de Versailles, à Paris, accompagné des ministres de l'Agriculture et de l'Aménagement du territoire, Bruno Le Maire et Michel Mercier. Il a été accueilli notamment par Jean-Michel Lemétayer, président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA).
Alors que son principal opposant à droite, Dominique de Villepin, a foulé tranquillement les allées du salon, savourant le bain de foule pendant pas moins de 9 heures, goutant avec autant de plaisir que l'ancien président Jacques Chirac les spécialités locales, le chef de l'Etat a rapidement arpenté les travées du salon, admirant des vaches exposées au hall 1. Il devait ensuite participer à une table ronde sur la situation de l'agriculture.