Un soutien «important» qui fait grincer des dents. Après la rencontre mardi entre Nicolas Sarkozy et Valérie Pécresse, visant à ressouder les équipes autour de la critiquée tête de liste en Ile-de-France pour les régionales, le constat de la gauche, unanime, est sévère.
Un feu de critiques auquel le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a tenu à répondre en affirmant mercredi soir que les socialistes «reconstituent aujourd'hui un front anti-Sarkozy, faute de projet crédible pour la région capitale et pour masquer un bilan catastrophique des régions en général».
«Je considère que ce n'est pas conforme à la morale et à l'éthique républicaine de voir un président de la République s'impliquer auprès de têtes de liste dans une élection locale», avait déclaré sur Europe 1 Jean Paul Huchon, le président PS sortant de la région Ile-de-France, candidat à un troisième mandat.
Jean-Paul Huchon avait rappelé que Nicolas Sarkozy «avait promis devant 8 millions de spectateurs de ne pas s'occuper du tout» des régionales, en janvier lors de son intervention face aux Français sur TF1, alors qu’il se muait en «directeur de cabinet» de son adversaire.
«Pas du meilleur goût»
Même son de cloche de la part de Laurent Fabius. Le député PS avait jugé «surprenante» l'intervention du président Sarkozy dans la campagne des régionales estimant qu'il se transforme «en directeur de campagne». Une expression reprise par Anne Hidalgo, tête de liste PS à Paris.
«Intervenir de cette façon dans la campagne électorale n'est pas du meilleur goût», avait-t-elle affirmé.
De son côté, Martine Aubry avait appuyé sur les dissensions à droite. «Ce qui s'est passé hier (mardi) avec Valérie Pécresse est quand même incroyable: pendant que Jean-Paul Huchon (le président PS sortant de la région) est en train de proposer des éléments concrets en Ile-de-France, la droite tape sur sa candidate Valérie Pécresse», a déclaré la première secrétaire du PS sur RMC et BFM-TV.
«Ca prouve quand même qu'ils sont bien perdus et qu'ils ne savent vraiment pas où aller»
Selon elle, «ça prouve quand même qu'ils sont bien perdus et qu'ils ne savent vraiment pas où aller», à une dizaine de jours du premier tour des régionales. Le chef de l'Etat «essaie de reprendre les choses en main, mais plutôt par la discipline que par un changement de cap et des propositions pour les Français».
Alain Dolium, tête de liste MoDem en Ile-de-France, avait lui estimé mercredi que «la région n'a pas vocation à servir les intérêts de l'Etat mais ceux des Franciliens» après la rencontre mardi entre Nicolas Sarkozy et Valérie Pécresse à l'Elysée.
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