Avec 39.000 nouveaux cas et 17.000 morts chaque année, le cancer colorectal est le plus meurtrier, derrière celui du poumon. Pendant tout le mois de mars, et pour la seconde année consécutive, les professionnels de santé organisent une campagne de sensibilisation, avec un objectif: encourager le dépistage.
Un dépistage à envisager dès la cinquantaine. Il appartient en effet au médecin traitant de définir les examens adaptés à chaque patient entre 50 et 74 ans, et ce tous les deux ans. Entrent en ligne de compte les antécédents personnels et familiaux en la matière (cancers, polypes) mais aussi certaines maladies chroniques de l'intestin ou le diabète, qui sont des facteurs de risques.
Le tabac, l'alcool, l'excès de viandes rouges ou grillées et de charcuterie sont aussi des facteurs de risque, de même que l'obésité. Selon le nombres de ces facteurs que vous présentez, votre médecin pourra se contenter de vous remettre un simple test à réaliser chez vous, à la recherche de sang dans les selles, ou vous adresser directement pour passer une coloscopie.
Depuis 2008, ce dépistage est systématique sur l'ensemble du territoire français, mais le taux de participation est encore jugé insuffisant, notamment chez les hommes (pourtant plus touchés que les femmes) et les populations défavorisées. Le 30 mars, partout en France, des hépato-gastro-entérologues vous accueilleront donc pour une grande Journée portes ouvertes sur la prévention.