Les deux cadres de Siemens relâchés

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Publié le 2 mars 2010.

SOCIAL - Ils étaient retenus par des salariés de l'entreprise depuis plus de 24 h...

>> Dernière info 18h55: La direction de Siemens VAI MT confirme la libération des deux cadres. «Ils sont tous fatigués. Mais tout s'est bien passé. La direction est contente de pouvoir reprendre le cours des discussions».

Le président de l'entreprise, Bernhard Fonseka, a bien aterri à Lyon. Il est en direction vers Saint-Etienne où les discussions devraient débuter avec l'ensemble des membres du CCE avant 20h. «Il était aux Pays-Bas pour négocier un contrat», assure une porte-parole de la direction à 20minutes.fr.

18h30: les deux cadres de Siemens ont été relâchés peu après 18h. Les discussions vont reprendre entre syndicats et direction à la préfecture de la Loire d'ici peu.


Selon l'intersyndicale, «Annie Bobinet et Christian Paris sont sortis des locaux. Le personnel a accepté que les réunions se poursuivent en préfecture ce mardi soir». Le président de Siemens VAI MT France, Bernhard Fonseka, les membres de l'intersyndicale, le préfet et des élus locaux vont donc reprendre les discussions, interrompues depuis la fin de semaine dernière, selon les syndicats.

17h15: les deux cadres de Siemens sont toujours séquestrés sur le site de Saint-Chamond, dans la Loire, mais une réunion est prévue en préfecture en fin d'après-midi, selon les syndicats.

Selon Georges Boncompain, membre de l’intersyndicale, «la situation devient tendue» sur le site. Même si une réunion doit se tenir à partir de 18h30 à la préfecture de la Loire, avec le président de Siemens VAI MT, Bernhard Fonseka, absent jusqu'alors. Il arriverait spécialement des Pays-Bas en fin de journée pour les discussions.

Dans la matinée, les salariés avaient demandé à parler à «un interlocuteur valable pour négocier». «Après six mois de négociations, on se retrouve face à un mur en béton, déclarait à 20minutes.fr Georges Boncompain. Le directeur de Siemens France ne veut pas négocier, il n’y a plus de discussions possible. Le plan qu’il nous propose est inacceptable pour les ouvriers.»

7h: Les deux cadres du groupe allemand Siemens retenus par des salariés à Saint-Chamond, dans la Loire, ont passé la nuit de lundi à mardi sur le site.

Les deux cadres avaient reçu dans la soirée la visite du maire de Saint-Chamond, Philippe Kizirian (PS) et du député François Rochebloine (NC), en contact avec la préfecture de la Loire et le ministère de l'industrie.

«On leur a apporté de la nourriture et des boissons», a assuré Jean-Jacques Servanton, délégué CFDT, selon lequel les deux cadres «s'attendaient à ce qui allait se passer car depuis quelques mois nous dénonçons le blocage des négociations».

«Il n'y a pas eu réellement de négociations lors de la réunion de clôture lundi car le président Bernhard Fonseka, qui a toujours présidé les réunions, n'était pas présent», a déploré le syndicaliste. «Le CCE ne reconnaît pas le mandat de pouvoir donné à M. Paris, car il n'a pas la moindre petite marge de négociation et n'a fait que répéter ce que l'on sait déjà, que rien n'est négociable», a-t-il ajouté.

«Comportement correct»

Christian Paris et Annie Bobinet, respectivement directeur administratif et financier (DAF) et directrice des Ressources Humaines (DRH) de l'entreprise d'ingénierie métallurgique Siemens VAI MT, sont retenus depuis 16h par des salariés affirmant être «mandatés par l'ensemble du personnel» face au «blocage des négociations».

«Nous avons interdiction de sortir de la salle pour répondre à des revendications précises du personnel», avait déclaré dans l'après-midi Annie Bobinet, jointe par téléphone. «Le comportement des salariés qui nous retiennent est correct et d'autres manifestent à l'extérieur avec des feux de Bengale», avait assuré pour sa part Christian Paris, également joint par téléphone. «Ils nous ont fait savoir que nous serions retenus tant qu'il n'y aurait pas d'évolution des négociations dans le sens qu'ils souhaitent, notamment sur le montant de la prime supra-légale pour les personnes licenciées», a-t-il dit.

«Les discussions sont en cours, on comprend l'émotion que ce projet peut susciter et on veut maintenir le dialogue», soulignait lundi soir la direction de Siemens VAI MT. Les salariés exigent notamment que les effectifs ne descendent pas sous la barre des 476, que le site de Saint-Chamond ne soit pas fermé et qu'il n'y ait pas de nouveau plan social pendant cinq ans.


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