Les régions qui pourraient basculer d'un côté ou de l'autre

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Publié le 2 mars 2010.

REGIONALES - Elles sont au nombre de huit qui focalisent l'attention. Tour d'horizon.

Pays de la Loire En 2004, Jacques Auxiette (PS) avait réalisé un joli coup en ravissant la région à François Fillon. Une victoire arrachée grâce à une large alliance de la gauche et des écologistes dès le premier tour, qui n'a pas été reconduite pour le nouveau scrutin. Cette fois, c'est la droite qui tente la stratégie de l'union derrière l'UMP Christophe Béchu, qui s'est trouvé un allié de poids en Phillipe de Villiers (MPF).

Centre François Bonneau (PS), discret président sortant de la région, reprend des couleurs. Les derniers sondages le placent à 24% des intentions de vote au premier tour, malgré la dispersion de la gauche sur cinq listes. Elles devraient toutefois se rassembler au soir du 14 mars. Hervé Novelli, le secrétaire d'Etat au Commerce, propulsé tête de liste UMP dans cette région que le parti majoritaire estimait il y a peu «gagnable», pâtit, lui, de l'érosion de la popularité du gouvernement. Mais l'abstention et le score du MoDem auront leur rôle à jouer dans un second tour qui pourrait être serré.

Bourgogne «Ce qui importe dans les sondages, ce n'est pas le chiffre, c'est la dynamique!» François Sauvadet, candidat de la droite unie, est toujours derrière François Patriat, son homologue PS, dans les sondages. Mais il grappille des points, semaine après semaine. Très incertain, le scrutin pourrait basculer en fonction du vote Front national. «S'il n'y a pas de triangulaire, c'est jouable pour moi», nous a confié François Sauvadet. D'autant plus que l'alliance PS-Verts au second tour n'est pas assurée.

Champagne-Ardenne En 2004, c'est la région où la gauche avait le moins d'avance. L'UMP l'a bien compris. Elle a envoyé Jean-Luc Warsmann, président de la commission des Lois à l'Assemblée au combat. Si le FN s'effondre sous la barre des 10%, il pourrait avoir ses chances face au PS Jean-Paul Bachy.

Franche-Comté Un ministre UMP, Alain Joyandet, face à une socialiste peu connue, Marie-Guite Dufay... La majorité présidentielle veut croire à ses chances de faire basculer la Franche-Comté. Tout dépend en fait du score de Jean-François Humbert, le candidat dissident de droite. Pour atténuer le choc d'un échec, Alain Joyandet a, il y a quelques jours, supplié les journalistes de ne plus dire que sa région était «gagnable». C'est qu'il y croit quand même.

Alsace C'est le dernier bastion de l'UMP dans l'Hexagone, mais cette terre centriste de coeur pourrait bien tomber au soir du dimanche 21 mars, et même devenir la première région de France à être dirigée par un écologiste. Socialistes et Verts se sont en effet mis d'accord: le gagnant du premier tour mènera la liste PS-Europe Ecologie au second. Et selon un sondage Ifop, Jacques Fernique (EE) fait la course en tête, devant le président de la Communauté urbaine de Strasbourg (PS), Jacques Bigot, et le sénateur UMP Philippe Richert.

Languedoc-Roussillon Georges Frêche (DVG), qui avait arraché la région à la droite en 1998, réussira-t-il à conserver son fauteuil? En tout cas tous les regards sont tournés vers l'ancien socialiste, depuis que le PS a décidé fin janvier de lui opposer sa propre liste après ses propos controversés sur la «tronche pas catholique» de Laurent Fabius. Si Hélène Mandroux est en mesure de se maintenir au second tour, il lui faudra composer avec la liste Europe Ecologie de Jean-Louis Roumégas. Des dissensions qui pourraient bien faire les affaires de l'UMP Raymond Couderc.

>> Vous avez interviewé Gergoes Frêche, ses réponses sont ici

Corse Ce n'est pas pour rien que Nicolas Sarkozy s'est rendu en Corse, début février: il y a le feu sur l'île de Beauté. Selon un dernier sondage OpinionWay, Camille de Rocca Serra, le président UMP sortant, n'est crédité que de 22% des intentions de vote au premier tour. Face à une gauche émiettée en quatre listes, cela paraît insuffisant pour garder la région à droite. Les nationalistes de Ferru a Corsica (17% d'intentions de vote) et de Corsica Libera (6%) ont toutes les cartes en main pour jouer les arbitres.

>> Notre article sur les déplacements très stratégiques du président est ici

C. M. et V. V.
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