Incapable d'apporter les fonds promis pour sauver l'équipementier Heuliez (Deux-Sèvres), Louis Petiet, repreneur désigné en juillet par la justice, a finalement accepté hier de jeter l'éponge sous la pression du gouvernement, laissant la voie libre à un investisseur turc. Alphan Manas pourrait ainsi devenir actionnaire majoritaire en apportant 20 millions d'euros à l'entreprise, devenue le symbole de la crise économique qui touche le secteur de la sous-traitance automobile. Louis Petiet avait investi un million d'euros et était devenu propriétaire d'Heuliez à hauteur de 80 %. Mais la société n'avait jamais apporté en numéraire les 15 millions d'euros supplémentaires promis, laissant en suspens le sort de l'entreprise et de ses 600 salariés.
La région Poitou-Charentes a, de son côté, déjà mis 5 millions d'euros sur la table pour aider Heuliez. Le fonds stratégique d'investissement (FSI), créé par l'Etat l'an passé pour prendre des participations dans une entreprise, pourrait injecter 10 millions. W