Philippe de Villiers, le 23 février 2010 au Mans.
Philippe de Villiers, le 23 février 2010 au Mans. - SIPA

La polémique est lancée. Alors que la Vendée comptait encore ses morts ce lundi matin et évaluait l'étendue des dégâts après le passage dévastateur de la tempête Xynthia, le président du Conseil général de Vendée Philippe de Villiers a affirmé que l'étendue du sinistre était en partie due à un manque de normes et à la construction des maisons.

«Il faut construire autrement sur la côte partout en France. Je pense que l'Etat impose des normes qui sont respectées par les maires le plus souvent, mais qui ne sont pas assez sévères», a-t-il affirmé sur France Info.

«Construire plus loin»

«Soit on construit des digues, et alors il faut des digues de plus en plus hautes, de plus en plus renforcées. La digue qui a cédé, elle date de Napoléon. Soit on construit plus loin, et moi je pense que le bon sens c'est de construire plus loin», a ajouté Philippe de Villiers.

Le président du Conseil général de Vendée a précisé qu'il n'y avait pas de digue à «l'endroit où on a trouvé tous les morts». «La mer est plus forte que l'homme. (...) Partout où la terre est au niveau de la mer, il est prudent de construire plus loin. (...) Il faut des normes plus strictes. C'est difficile pour un maire de refuser un permis de construire, mais vaut mieux prévenir que guérir», a-t-il répété.

La Vendée et la Charente-Maritime sont les deux départements les plus touchés.


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