Tout faire pour que les criminels ne recommencent plus. Le Parlement a définitivement adopté, hier, le projet de loi sur la récidive criminelle. Parmi les mesures figure la possibilité de renvoyer en prison les condamnés pour crimes sexuels qui arrêtent ou refusent de prendre leur traitement antihormonal. Dits de « castration chimique », ils sont obligatoires lorsque le juge prononce une injonction de soins et ne pourront être prescrits que par un médecin traitant. Cette disposition phare est aussi l'une des plus polémiques. Alors que le gouvernement défend une loi qui apporte « des réponses ciblées pour certains criminels qui présentent un risque grave de récidives », la gauche dénonce « une surenchère pénale qui ne règle rien ».
Le texte instaure aussi la surveillance de sûreté pour les détenus condamnés à plus de quinze ans de réclusion. Contrairement à la surveillance judiciaire, qui ne peut excéder les temps de réduction de peine, celle-ci peut être renouvelée sans limites tous les deux ans. Et se traduire par le port du bracelet électronique, l'injonction de soin ou l'assignation à résidence. Si la personne ne respecte pas ces obligations, elle peut, après avoir été soumise à de nouvelles mesures, être placée en rétention de sûreté. Et donc être maintenue dans un centre fermé. W