Après une semaine de grève nationale, les syndicats ont appelé à suspendre le mouvement. Mais à Dunkerque, on ne lâche pas, et pour cause: la fermeture de la raffinerie, à l'origine du conflit, n'est pas remise en cause. Sur place, l'amertume l'emporte, mais les syndicats assurent qu'ils n'ont pas laissé tomber leurs collègues des Flandres.
«Ils vont connaître leur avenir 20 jours plus tôt que prévu»
«Il y a eu des avancées pour certains, pour les autres raffineries et les dépôts qui ont obtenu des garanties. Mais nous on a été oubliés, on s'est fait enfler», résume ce mercredi Jean-Luc Carette, employé de la raffinerie de Dunkerque. Du côté de ses collègues de Feyzin, pourtant, on se défend d'avoir lâché les nordistes.
«On s'est mobilisé pour eux», rappelle à 20minutes.fr David Faure, secrétaire CFDT du CE de la raffinerie de Feyzin. Une mobilisation pour rien, semble-t-il, puisque le groupe n'a pas changé d'avis concernant le site de Dunkerque. «Mais ils vont connaître leur avenir 20 jours plus tôt que prévu», argumente le syndicaliste. Et selon lui, «dans leur état c'est pas rien».
«On reste mobilisés, on va surveiller le dossier»
Une allusion au comité central d'entreprise, avancé du 29 au 8 mars. «C'était une de nos revendications», se félicite David Faure, qui garantit que le mouvement reste en sommeil, prêt à se réveiller «si la direction arrive sans propositions» à cette occasion. Autre revendication obtenue: la tenue d'une table ronde sur l'avenir du raffinage en France.
«On reste mobilisés, on va surveiller le dossier», promet David Faure. La belle affaire pour les salariés dunkerquois, qui ont déjà prévenu leur intention de «durcir l'affaire, au risque de coups d'éclats», comme l'a annoncé Jean-Luc Carette devant une centaine de raffineurs de ses collègues.