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19h55: Les assemblées générales de salariés, pour décider de la levée de la grève ou de la poursuite du mouvement, se tiendront dans chaque raffinerie mercredi entre 12h et 14h, a indiqué la CGT. Concernant le site de Dunkerque, «le groupe Total se déclare prêt à remettre le dossier à plat», selon le syndicat.
Dans un communiqué, la direction rappelle en ces termes son engagement de ne procéder à aucune fermeture de raffinerie, en dehors de celle, éventuelle, de Dunkerque: «Au-delà du projet d'évolution de l'établissement des Flandres, il n'y aura ni fermeture, ni cession de ses raffineries françaises au cours des cinq prochaines années».
Pour sa part, le gouvernement prévoit de tenir au deuxième trimestre une table ronde sur l'avenir de l'énergie en France.
19h53: La direction et les syndicats, après neuf heures de négociations, sont arrivés à un «relevé de conclusions» qui «sera soumis à la signature des organisations syndicales».
A la suite de la CGT, FO appelle également à la suspension du mouvement, a indiqué son négociateur, Claude Maghue. En revanche, le représentant de Sud, Philippe Wullens, a exclu que son syndicat, majoritaire à Dunkerque, appelle à une reprise de l'activité dans cet établissement.
19h32: La CGT appelle à la suspension de la grève en raison des «avancées significatives» obtenues lors des négociations avec la direction, au siège du groupe à La Défense.
19h18: La CGT n'appellera finalement pas à la grève demain sur le site du britannique Ineos à Lavera (Fos-sur-Mer), selon le secrétaire général de ce syndicat sur le site, Marc Sarde.
18h55: Les raffineries Total pourraient reprendre leur activité mercredi, excepté Dunkerque, selon le responsable Sud Chimie du site des Flandres. Les discussions se poursuivent, cependant.
17h11: Les salariés de la raffinerie Total de Dunkerque ont joué les pompistes dans une station-service de Grande Synthe pour sensibiliser les automobilistes aux menaces pesant sur leur activité. Vêtus de bleus de travail, casques de sécurité et vestes fluorescentes, ils ont investi vers 15h la station-service Auchan et se sont postés à deux ou trois par pompe, distribuant des tee-shirts aux automobilistes en leur proposant symboliquement de les servir.
15h28: Christian Estrosi annonce l'organisation d'une table ronde sur l'avenir de l'énergie en France au deuxième trimestre. Le ministre de l'Industrie répond ainsi à l'une des principales revendications des salariés en grève dans les raffineries de Total.
14h25: Les deux raffineries ExxonMobil ont décidé de suspendre leur grève, ainsi que le blocage du dépot de carburant de Port-Jérome. «Nous avons reçu des nouvelles indiquant que le gouvernement va faire dans la journée une annonce acceptant la tenue d'une table ronde sur l'avenir du raffinage en France que nous réclamions», a expliqué à l'AFP Laurent Delaunay, délégué CGT de Port-Jérôme.
14h20: La grève a été reconduite à la raffinerie Total de Feyzin en début d’après-midi par les salariés réunis en assemblée générale, selon notre rédaction lyonnaise.
14h15: Les syndicats de Total préviennent qu'ils n'appelleront pas à la reprise du travail tant que le gouvernement n'aura pas officialisé la tenue d'une table ronde sur l'avenir du raffinage en France et que le groupe n'aura pas accepté de payer les jours de grève.
14h10: «La direction a remis aux syndicats un texte écrit qui comprend huit propositions et c'est sur cette base que les discussions reprendront cet après-midi», a indiqué un porte-parole de la direction. Selon lui, «des avancées très importantes ont été réalisées».
13h58: Total s'est engagée à ne fermer aucune raffinerie dans les cinq ans, a indiqué le délégué CGT Charles Foulard, mais cet engagement ne concerne pas Dunkerque pour le moment, selon un autre syndicaliste.
13h36: La raffinerie Exxon Mobil de Fos-sur-mer (Bouches-du-Rhône) n'est pas en grève, selon I-Télé.
12h50: Les syndicats reçus à la Défense ont de nouveau exposé leurs revendications concernant le site de la raffinerie de Dunkerque et de l'ensemble du raffinage à la direction. La réunion a été suspendue une demi-heure, mais seuls les syndicats se sont pour le moment exprimés. «Nous avons répété ce que nous avons dit dimanche. Mais là, ils commencent à se rendre compte qu'il y a eu quelques loupés», a estimé Claude Maghue, délégué FO.
12h45: Il y a désormais 249 sur les 2.600 stations-service des réseaux Elf et Total en rupture de stock d'au moins un carburant, selon la direction du groupe. «Ce chiffre évolue en permanence, en fonction des réapprovisionnements qui sont faits», a précisé Total. Ce même chiffre s'élevait à 132 lundi après-midi.
12h34: Selon le porte-parole du gouvernement, les engagements réclamés par Nicolas Sarkozy lors de son entretien à l'Elysée avec le directeur général de Total Christophe de Margerie concernent «la non fermeture des capacités de raffinage pour les années à venir».
12h29: Nicolas Sarkozy a demandé à Total des engagements sur le maintien des capacités de raffinage, selon Luc Chatel.
12h15: Total s'apprête à vendre sa raffinerie de Lindsey en Grande-Bretagne, selon lepoint.fr. Une opération qui, ajoutée à la fermeture définitive de la raffinerie de Dunkerque, permettrait au groupe français d'atteindre son objectif de réduire ses capacités de production de 500.000 barils par jour entre 2007 et 2011, selon des sources industrielles.
11h30: Les salariés de la raffinerie Total de Dunkerque, en grève depuis le 12 janvier, ont voté la reconduction du mouvement en assemblée générale. La trentaine de grévistes présents sur le piquet de grève installé aux portes de la raffinerie ont voté à main levée et à l'unanimité la poursuite de la grève pour 24 heures.
10h03: Le patron de Total reçu aujourd'hui par Nicolas Sarkozy
Le directeur général de Total Christophe de Margerie sera reçu par le président de la République, a déclaré mardi à l'AFP une source proche du dossier, confirmant une information du Point.fr.
Le contexte
La direction de Total reçoit ce mardi les syndicats au siège du groupe à La Défense (Hauts-de-Seine), afin de tenter de sortir du conflit dans les raffineries. Lundi, les syndicats ont voté la poursuite du mouvement, débuté jeudi, jugeant insuffisante la proposition de la direction d'avancer du 29 au 8 mars le comité central d'établissement.
Dès ce mardi, leurs collègues d'ExxonMobil les ont rejoindts. Déjà, les premiers signes de pénuries se font sentir dans 132 des 2.000 stations-service gérées par le groupe Total, alors que «les stocks diminuent plus vite que prévu», selon l'Union française des industries pétrolières (Ufip), qui annonce 7 à 10 jours de stocks disponibles.