Azouz Begag préfère l'air libre aux meetings

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Publié le 22 février 2010.

REGIONALES - Le chef de file du MoDem pour les régionales en Rhône-Alpes investit la place publique pour parler du conseil régional...

«La démocratie tabouret», c’est le nouveau concept d’Azouz Begag. Ce lundi midi, sur le parvis de la gare de la Part-Dieu, à Lyon, la tête de liste du MoDem en Rhône-Alpes pour les régionales de mars a grimpé sur un tabouret pour «aller à la rencontre des gens dans l’agora», comme au temps de la Grèce antique.

Il assure préférer cet exercice «aux meetings et aux conférences de bureau». Le candidat veut «faire de la pédagogie» sur le rôle du conseil régional, tel un instituteur. «Que ceux qui connaissent le conseil régional lèvent la main!», a-t-il lâché au milieu d’une foule de militants bien élevés, écharpes orange au vent.

«Une campagne pas chère qui peut rapporter gros»

«Vous voyez, vous êtes 500 sur cette place, combien répondent à cette question? Très peu. Et pourtant, vous payez tous une carte grise à 43 euros le cheval fiscal. Cette somme, c’est le conseil régional qui la récolte. Alors vous avez le droit de venir demander à la région une petite subvention, une petite formation. Mais le problème, c’est que vous ne connaissez pas cette institution.»

Azouz Begag met en avant le déficit de notoriété du président sortant, Jean-Jack Queyranne (PS). «Au lieu d’engager 25 millions d’euros dans la communication pour arriver à 20% de notoriété à la fin du mandat, je préfère investir l’espace public. C’est une campagne pas chère, mais qui peut rapporter gros!», relève l’ancien ministre à l’égalité des chances.

Un programme toujours pas achevé

Le discours est rodé. Quelques voyageurs s’arrêtent. Des jeunes militants d’un autre parti sont venus le taquiner. «Mais, concrètement, vous proposez quoi dans votre programme?», lui lance l’un d’entre eux. Le candidat, très critiqué pour le retard pris dans l’élaboration de son programme, y compris au sein de son parti, ne se démonte pas. «Tout sera prêt jeudi. Mais vous verrez, ce sera un programme super original, avec des idées décalées.»

Akram, 22 ans, à la recherche d’un emploi en alternance, a écouté avec attention le discours. «Au moins, il parle aux citoyens et non à une caméra. Il y en a marre des débats à la télévision. C’est courageux de sa part et ça m’a donné envie de m’intéresser de nouveau à la campagne des régionales», souligne le jeune homme qui confie ne pas connaître les candidats qui se présentent. «C’est surtout de la communication, critique Maxime, lycéen. Le candidat est éclectique mais il ne répond pas à toutes les questions. On ne pas faire campagne que sur une personnalité.»

Dès mardi, Azouz Begag va parcourir la région avec son tabouret et sa sono. Pour pratiquer sa «démocratie à l’air libre».
Carole Bianchi
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