Ce live est terminé. Les syndicats ont voté la poursuite du mouvement, jugeant insuffisante la proposition de la direction de Total d'avancer du 29 au 8 mars le comité central d'établissement. Dès mardi, leurs collègues d'ExxonMobil devraient les rejoindre. Déjà, les premiers signes de pénuries se font sentir dans 132 des 2.000 stations-service gérées par le groupe Total, alors que «les stocks diminuent plus vite que prévu», selon l'Union française des industries pétrolières (Ufip), qui annonce 7 à 10 jours de stocks disponibles.
19h50: Une sortie de conflit? Les syndicats de Total ont été invités par la direction à une réunion mardi matin au siège du groupe à La Défense (Hauts-de-Seine), afin de tenter de sortir du conflit dans les raffineries.
«Nous irons à la réunion, mais nous ne signerons un relevé de fin de conflit que s'il est approuvé par les personnels en assemblée générale», a prévenu Charles Foulard, coordinateur CGT pour le groupe.
16h30: 6 + 2 = 8. La CGT d'ExxonMobil a confirmé son appel à une grève de 24 heures mardi dans les deux raffineries du groupe en France. Il ne s'agit «pas d'une grève de soutien à Total», a précisé le délégué CGT de la raffinerie de Fos-sur-Mer: «Nous faisons grève pour interpeller les pouvoirs publics sur le démantèlement du raffinage en France.» Le mouvement pourrait s'élargir à d'autres entreprises dès mercredi. La CGT a appelé à une assemblée générale ce jour-là à 12h45 à la raffinerie Petroplus (ex-Shell) de Petit-Couronne, près de Rouen.
16h20: La grève est reconduite. Les syndicats en ont décidé ainsi malgré la nouvelle date du CCE, avancé par la direction du 29 au 8 mars.
15h50: La direction revoit la pénurie à la hausse. Il y aurait donc 132, et non seulement 105 stations-service Elf et Total sur 2.000 dans lesquelles le carburant fait défaut.
15h40: «Les stocks ont diminué un peu plus que prévu», a reconnu Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip). Selon lui, il reste «entre 7 et 10 jours» de stocks de carburant disponibles car «il y a eu depuis hier (dimanche, ndlr) des achats de précaution» de la part d'automobilistes craignant la panne sèche. Il a de nouveau appelé à faire le plein uniquement «quand on en a besoin». «C'est une situation tendue, mais on n'est pas dans une crise immédiate», a-t-il ajouté.
15h30: «Tous nos effectifs resteront dans la société, il n'y aura pas de départ forcé.» Le directeur général de Total, Christophe de Margerie, a affirmé que le groupe n'entendait pas supprimer d'emplois. «Personne ne souffrira du processus de décision», a-t-il encore affirmé, assurant que le groupe pétrolier entendait procéder «de la façon la plus sociale et durable».
15h: pour la CGT, la décision d'avancer le comité central d'entreprise au 8 mars est «insuffisante» alors que la CFDT parle d'une «avancée».
14h50: La CGT (majoritaire) veut poursuivre la grève, contrairement à la CFDT, selon des sources syndicales.
14h30: 105 stations sur les 2.000 gérées par le groupe Total seraient «en pénurie d'au moins un produit», a annoncé Michael Crochet-Vourey, porte-parole du groupe, à 20minutes.fr.
14h: Le comité central d'entreprise de la branche raffinage de Total, initialement prévu le 29 mars, a été avancé au 8 mars, a annoncé à 20minutes.fr Michael Crochet-Vourey, porte-parole du groupe. A l'ordre du jour: une information-consultation sur le projet d'évolution de l'établissement des Flandres et évolution de la situation des sites du raffinage en France, a précisé Total.
13h20: L'ex-PDG de Total, et actuel président du conseil d'administration du groupe Thierry Desmarest a été reçu dans la matinée à l'Elysée. Le groupe pétrolier l'a confirmé, mais a refusé de donner plus de détail sur sa teneur et sa durée.
12h25: Christian Estrosi demande à Total d'apporter un «projet précis» pour le site de Dunkerque, faute de quoi le groupe pétrolier doit «rapidement redémarrer» sa raffinerie. Selon le ministre de l'Industrie, le Pdg du groupe, Christophe de Margerie, doit «informer (ses salariés) en rouvrant le site dès les prochains jours».
11h55: Marcel Croquefer, délégué CGT régional du pôle chimie, qui s'exprimait devant les salariés de la raffinerie des Flandres, a appelé «l'ensemble des consommateurs à créer la pénurie, à aller faire le plein».
10h55: Une impasse? Quelle impasse? La direction deTotal assure que le dialogue se poursuit avec les syndicats. Le groupe a réitéré ses propositions faites dimanche lors de négociations, rompues par les syndicats qui estimaient les engagements trop flous.
Le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, a affirmé, ce lundi sur Europe 1, qu'il n'y aurait «pas de problème d'approvisionnement» de carburants en France, alors que les syndicats appellent à une grève illimitée dans les raffineries du groupe Total.
Christian Estrosi a également demandé à la direction de Total d'annoncer sa «décision dans les tout prochains jours» quant à l'avenir du site de la raffinerie des Flandres à Dunkerque. Des négociations direction-syndicats, au siège du groupe à La Défense, ont été rompues dimanche en début de soirée, après une après-midi de discussions.
«On ne peut pas laisser les salariés dans le flou»
«On ne peut pas laisser les salariés», qui «ne sont pas excessifs» mais «raisonnables», «dans le flou», a assuré Christian Estrosi.
«Je demande la reprise immédiate des négociations», a-t-il ajouté en affirmant que Christophe de Margerie, patron de Total, s'était «engagé» devant lui, lors de leur rencontre dimanche à Bercy à «pérenniser l'activité du site industriel» de Dunkerque. «Il appartient à Total de dire» si on «remet en route la raffinerie» ou si «on remet en route autre chose».