Il a réussi à convaincre. Le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, a déclaré dimanche que «Total s'engage à tout faire pour maintenir une activité industrielle» à Dunkerque. Le ministre a affirmé que le site ne fermera pas, quel que soit l'avenir de son activité de raffinage, après avoir reçu le PDG, Christophe de Margerie.
Le sort de la raffinerie de Dunkerque, menacée de fermeture, est à l'origine de la grève dans les raffineries du groupe depuis mercredi. Elle emploie 370 personnes et les sous-traitants 400 à 450.
Dans une brève déclaration devant la presse, à l'issue de la rencontre, Christian Estrosi a indiqué que «Total s'engage à tout faire pour maintenir une activité industrielle permettant au port de Dunkerque et à leur sous-traitants actuels de conserver leur niveau d'activité et d'emploi».
«Quel que soit le projet retenu, il n'y aura pas de fermeture du site industriel», a-t-il ajouté, en estimant que «dès lors, les conditions sont réunies pour un dialogue social constructif».
Total, face à une grève illimitée de ses raffineries, qui risque d'entraîner une pénurie d'essence si elle se prolonge, promet de compenser la fermeture de la raffinerie de Dunkerque, à l'origine du conflit, en s'engageant à maintenir une activité industrielle sur le site.