Au coeur de la polémique, Marie-Luce Penchard se défend

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Publié le 18 février 2010.

POLITIQUE - Le président ne s'est toujours pas exprimé...

La ministre se défend mais ne fait pas taire les critiques. Marie Luce Penchard, au coeur d'une vive polémique, a affirmé mercredi que l'on avait «sorti ses propos du contexte politique» et voulu la «déstabiliser».

 

«J'étais à un meeting et lorsque que j'ai tenu ces propos j'ai très clairement indiqué qu'il s'agissait d'un mandat électif et que, en tant que Guadeloupéenne, je ne voulais pas exercer un mandat électif en dehors de mon département», a déclaré la ministre de l'Outre-mer à son arrivée à l'aéroport de Fort-de-France, où elle accompagnait le président Nicolas Sarkozy - qui ne s'est pas encore exprimé sur le sujet -, en déplacement dans les Antilles.

 

«C'est à ce titre, a-t-elle poursuivi, que je voulais servir la Guadeloupe, mais servir la Guadeloupe ne veut pas dire que je mettais de côté ma fonction de ministre et je sais où se trouve l'intérêt général et où se trouve ma mission de ministre». Elle fait remarquer que «cette polémique ne tomb(ait) pas à n'importe quel moment» et dénoncé «des méthodes d'un autre temps».

 

«Exploitation honteuse faite par le PS»

 

La candidate aux régionales accuse indirectement le Parti socialiste en expliquant avoir «réussi au bout de trois semaines à faire en sorte qu'il n'y ait qu'une seule liste de la majorité présidentielle (en Guadeloupe, ndlr) alors que personne n'y croyait et à ébranler la forteresse socialiste».

 

Prenant la défense de la ministre, le sénateur de la Guadeloupe Daniel Marsin, porte-parole de La Gauche Moderne (alliée à l'UMP), s'est déclaré mercredi soir «affligé par l’exploitation honteuse faite par le PS» des propos de la ministre.

 

Le sénateur de la Gauche moderne s'est «insurgé avec véhémence contre ce procédé odieux (...) qui consiste à sortir des propos de campagne de leur contexte pour tenter de déstabiliser une ministre d’origine guadeloupéenne».

 

«Clientélisme et de communautarisme éhontés»

 

Le président du conseil régional de Guadeloupe, le PS Victor Lurel, a répondu en accusant la ministre de l'outre-mer Marie-Luce Penchard de «clientélisme et de communautarisme éhontés», à l’image des critiques autres personnalités du parti, sans pour autant demander sa démission.

 

Le président du conseil régional s’est dit cependant «troublé lorsqu'on voit M. Balkany qui est un très proche ami du président de la République demander une sanction forte, à savoir la virer du gouvernement».

 

Victor Lurel, qui brigue un deuxième mandat, a affirmé à l'AFP que Marie-Luce Penchard «n'a pas rompu avec une culture qu'elle connaît bien, qui est le clientèlisme qu'elle dénonçait par ailleurs il y a trois jours».

 

Selon lui, avec ces déclarations, Marie-Luce Penchard cherche à «masquer la nullité de son bilan» à la tête de son ministère, alors que «le RSA n'est pas appliqué» et le prix du carburant est «en hausse» en Guadeloupe.  

 


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