Le gouvernement vole au secours de Marie-Luce Penchard

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Publié le 17 février 2010.

POLEMIQUE - La ministre a marqué sa préférence pour la Guadeloupe, le PS réclame sa démission...

«Il ne faut pas sortir ces propos de leur contexte.» Luc Chatel a volé au secours de Marie-Luce Penchard, après la polémique déclenchée par les propos de la ministre de l'Outre-mer, qui a déclaré samedi, lors d'un meeting en Guadeloupe, où elle est numéro deux sur la liste UMP pour les régionales: «Je n'ai envie de servir qu'une population, c'est la population guadeloupéenne».

 

«Marie-Luce Penchard était auprès des Guadeloupéens en campagne électorale», a justifié Luc Chatel sur RTL. «Dans ses propos, elle n'était pas secrétaire d'Etat (la ministre, ndlr) à l'Outre-Mer», selon lui. Une sorte de schizophrénie électorale déjà évoquée par la ministre en guise de défense.

 

Démission immédiate

 

«Allez assister à des meetings de responsables politiques de toutes sensibilité dans leur département: vous verrez ce qu'ils disent de la façon dont ils se sont battus pour leur département, de tout ce qu'ils ont obtenu», a ajouté le porte-parole du gouvernement.

Interrogé à l'Assemblée nationale, François Fillon a jugé de son côté la polémique «dérisoire» et «contraire à l'esprit de la démocratie». Le patron de l'UMP Xavier Bertrand et l'ancien ministre des Dom-Tom Dominique Perben ont également apporté leur soutien à la ministre.

Marie-Luce Penchard contre-attaque

Marie-Luce Penchard a dénoncé à nouveau ce mercredi, à Fort-de-France (Martinique) où elle accompagne le président Sarkozy, une «polémique (qui) ne tombe pas à n'importe quel moment» et «des méthodes d'un autre temps». «Ce n'est pas digne de la démocratie», a-t-elle dit.

«On a sorti mes propos du contexte politique», a-t-elle plaidé, assurant que son «bilan» ministériel était «là pour prouver qu'(elle) a toujours mené (son) action dans le sens de l'intérêt général et en toute impartialité».

Mardi, le PS ont jugé ces propos «aussi affligeants qu'inadmissibles dans la bouche d'une ministre censée être en charge de tout l'outre-mer, c'est-à-dire de onze collectivités et non d'une seule, fut-elle l'arène électorale choisie par Marie-Luce Penchard» et a réclamé la «démission immédiate» de la ministre.

J. M. avec agence
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