AMERIQUES - 20minutes.fr a suivi le voyage du chef de l'Etat minute par minute...
La première visite d'un chef d'Etat français dans l'ancienne colonie de Saint-Domingue, indépendante depuis 1804. Nicolas Sarkozy s'est rendu ce mercredi matin à Port-au-Prince, accompagné du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, du secrétaire d'Etat à la Coopération Alain Joyandet et de la ministre de l'Outre-mer Marie-Luce Penchard, avant de s'envoler, en fin de journée, pour la Martinique.
Une minute de silence
Ils ont été accueilli par le président haïtien René Préval. Une heure après son arrivée, Nicolas sarkozy a prononcé un discours, rendant hommage aux victimes françaises et haïtiennes et faisant observer une minute de silence.
«Aux Haïtiens de prendre leur destin en main», a annoncé Nicolas Sarkozy, estimant que c'est «d'abord aux Haïtiens de définir un véritable projet national et ensuite de le conduire». A la fin du discours, l'assistance et le chef de l'Etat ont entonné la Marseillaise.
Plus tard dans la journée, Nicolas Sarkozy a annoncé que la France versera une enveloppe de 326 millions d'euros d'aide au pays, somme qui comprend l'annulation de la dette de 56 millions d'euros.
«Dans d'autres circonstances, cela aurait été un plaisir de célébrer en Haïti la venue d'un président de la République française», a déclaré René Préval. Mais cette visite intervient «dans un moment spécial de deuil national. Nous pleurons nos morts».
«Des liens spécifiques historiques et culturels»
Depuis le tremblement de terre du 12 janvier qui a frappé Haïti tuant plus de 217.000 personnes et jetant plus d'1 million d'Haïtiens à la rue, «il y a eu beaucoup de présidents et de chefs de gouvernement à visiter Haïti», avait rappelé dans la matinée le président Préval, reconnaissant «des liens spécifiques historiques et culturels» entre les deux pays liés par la langue.
Par ailleurs, des centaines d'Haïtiens ont manifesté sans incidents aux alentours du palais présidentiel pour demander le retour au pays de l'ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide, au moment où Nicolas Sarkozy s'y entretenait avec son homologue haïtien. Jean-Bertrand Aristide, qui a dominé la vie politique haïtienne pendant près de 15 ans, avait été contraint de quitter son pays le 29 février 2004, sous la pression d'une insurrection armée, de Washington, Paris et Ottawa pour vivre en exil en Afrique du Sud.
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