Les enseignants d'Adolphe-Chérioux reprennent le chemin de l'école mercredi

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Publié le 16 février 2010.

EDUCATION - Ils veulent poursuivre l'action sous d'autres formes avec les élèves et les parents d'élèves...

Les enseignants du lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), qui ont cessé les cours le 3 février après l'agression d'un élève, ont décidé mardi de «suspendre» leur droit de retrait et de reprendre le travail mercredi, ont-ils annoncé dans un communiqué. Ils doivent manifester mardi après-midi.

 

«Nous avons décidé de suspendre notre droit de retrait et de poursuivre l'action sous d'autres formes avec les élèves et les parents d'élèves», écrivent les enseignants.

 

Ils avaient cessé les cours il y a près de deux semaines au lendemain de l'agression au couteau d'un élève de 14 ans et réclamaient le doublement du nombre de surveillants dans l'établissement (11 pour 1.500 élèves).

 

«Compliqué pour certains élèves qui passent le bac à la fin de l'année»

 

Le ministère de l'Education nationale leur a proposé la nomination de quatre surveillants supplémentaires, une offre jugée insuffisante par les enseignants. «Le ministre (de l'Education Luc Chatel) se rend donc responsable des incidents qui pourraient survenir à nouveau», estiment les professeurs.

 

«On reprend les cours parce que ça commençait à devenir compliqué pour certains élèves qui passent le bac à la fin de l'année», a expliqué à l'AFP Sabine Contrepois, enseignante en lettres.

 

«Tout à fait normal» qu'on leur demande de reprendre le travail

 

Des professeurs du lycée Guillaume-Apollinaire, situé dans la ville voisine de Thiais (Val-de-Marne), ont à leur tour décidé mardi d'exercer leur droit de retrait et de cesser les cours au lendemain de l'agression au cutter d'un élève de 17 ans pendant un cours de gymnastique.

 

Le ministre du Travail Xavier Darcos a estimé mardi qu'il était  «tout à fait normal» que Luc Chatel ait demandé aux enseignants de Vitry-sur-Seine de reprendre le travail.

 

Le code du travail autorise un salarié ayant «un motif raisonnable de penser qu'il se trouve en situation de danger grave et imminent pour sa santé ou sa vie» à arrêter son travail pour se mettre en sécurité. Différent du droit de grève, le droit de retrait n'entraîne pas de retenues sur salaire.
 
 
 

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