Les salariés de la raffinerie Total de Dunkerque seront fixés fin mars

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Publié le 16 février 2010.

SOCIAL - Ils ont forcé les portes du site dans la matinée...

Ils veulent aller jusqu’au bout. Environ 150 salariés de la raffinerie Total de Dunkerque ont investi ce mardi matin les locaux de la direction du site, pour exiger son redémarrage et des réponses sur l'avenir de l'usine et la nomination d'un médiateur, à la veille d'une grève nationale au sein du groupe. Ils ont ensuite forcé l'entrée du bâtiment de la direction, où se trouvait le directeur du site Eric Guillotin avec d'autres responsables.

Les syndicats avaient fixé à la direction un ultimatum expirant lundi à minuit, réclamant le redémarrage du site, faute de quoi ils menaçaient de «prendre possession de l'outil de travail».

 

Ils veulent «une réponse claire»

Ils seront fixés sur leur sort le 29 mars lors d'un comité central d'entreprise où sera présenté le projet industriel pour ce site dont l'activité raffinage est à l'arrêt depuis septembre, a indiqué un porte-parole en fin d'après-midi.

«Ce qu'on souhaite, ce n'est pas de séquestrer le directeur de l'usine. Il est libre de sortir s'il le veut. Il n'a aucun pouvoir de toute façon. Ce qu'on veut c'est quelqu'un de la direction générale de Total qui nous donne une réponse claire sur l'avenir de l'usine», a déclaré plus tôt dans la journée Marc Pigeon, délégué CGT du site. Les responsables syndicaux ont demandé aux grévistes de ne faire aucun dégât avant de se réunir en intersyndicale. Les membres de la direction, dont les bureaux sont occupés, ont quitté les lieux par une autre sortie.

 Menace d'une grève nationale

Christian Estrosi a réaffirmé que l'emploi salarié serait garanti sur le site de Total à Dunkerque. «Nous avons dit à Total: le jour où vous apporterez votre projet de substitution pour les employés de Total et les sous-traitants du site, alors le gouvernement admettra que vous mettiez fin à l'activité» de raffinage, a déclaré le ministre de l'Industrie .

Les syndicats du groupe Total ont appelé eux à une grève nationale sur l'ensemble des sites du groupe pour les 17 et 18 février en solidarité avec la raffinerie de Dunkerque. L'intersyndicale CGT-CFDT-Sud-FO avait dans un premier temps annoncé un mouvement de grève uniquement pour mercredi, mais en précisant que celui-ci serait reconductible.

 

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