Parler de l’emploi, et pas que des retraites. La demande des syndicats a été entendue. Alors qu’on attendait Nicolas Sarkozy exclusivement sur l’épineux sujet des pensions, il a largement évoqué l’emploi dans ses déclarations lundi à l’occasion du sommet social.
A ce sujet, Nicolas Sarkozy fera le point en avril avec les partenaires sociaux sur les mesures prises et à prendre pour lutter contre le chômage. Pas plus tôt dans l’année, pour laisser de la place aux syndicats qui prévoient une mobilisation en mars.
Chômeurs en fin de droits: «Personne ne sera laissé sur le bord du chemin»
La situation des chômeurs en fin de droits a également été évoquée et doit être résolue «rapidement». «Personne ne sera laissé sur le bord du chemin», a assuré le président qui a souligné la «nécessité d’un diagnostic partagé sur le nombre et la situation précise» de ces chômeurs.
En tout cas, pour lutter contre le chômage longue durée, le président n’envisage pas de nouvelle allocation, mais des formations rémunérées.
Autre gros morceau, les retraites. «J'ai le devoir de sauver le régime de retraite». Nicolas Sarkozy l’a répété plusieurs fois, il veut préserver le système. Sans remettre en cause de la retraite par répartition ou diminuer le montant des pensions. Et pour cette réforme en profondeur, il veut laisser du temps à la négociation. Entamée en avril, elle pourrait durer en «mai, juin, juillet, voire août».
Le dossier des retraites bouclé «à l'automne»
Mais attention, tout doit être bouclé en septembre, date à laquelle un projet de loi sera déposé sur les bureaux du Parlement pour que tout soit «réglé à l’automne». «Nous ne pouvons plus différer les décisions», a martelé le président, qui a évacué une nouvelle fois l’idée d’un passage en force en juillet. Malgré ces promesses, le PS parle d'un «simulacre de concertation».
Précision du conseiller spécial en charge du social, Raymond Soubie, l'allocation équivalent retraite, reconduite en 2009, sera maintenue en 2010.
La question de l'industrie a également été traitée. Nicolas Sarkozy a assuré que la «France doit rester une terre de production» et qu’il fallait défendre et protéger le savoir-faire des ouvriers français. Raymond Soubie, a également annoncé que Nicolas Sarkozy désirait que les négociations sur le partage de la valeur ajoutée -au point mort depuis l’été- aboutissent d'ici 3 mois sur la base du rapport Cotis.
En revanche, pas de calendrier précis pour le dossier de la dépendance, dont Nicolas Sarkozy avait fait un de ses chantiers sociaux pour 2010. Il ne sera abordé «qu'une fois la réformes des retraites achevée». Selon l'Elysée, un projet de loi cette année reste «possible».