EDUCATION - Des manifestations sont prévues le 16 et 18 février pour exiger le retrait de la réforme des lycées et protester contre la dégradation des conditions de travail...
Des enseignants de l'académie de Créteil défileront de nouveau cette semaine à Paris contre les réformes dans l'Education nationale alors que plusieurs établissements de cette académie devraient encore être en grève cette semaine, mais leur mouvement peine encore à dépasser la banlieue Est.
Pour lui, cette «situation tendue» dans le Val-de-Marne ne se retrouve pas nécessairement partout en France.
En grève depuis janvier…
Depuis janvier, plusieurs lycées et collèges sont en grève dans l'académie de Créteil - regroupant trois départements (Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Seine-et-Marne) - qui est à la fois l'une des plus importantes de France en nombre d'élèves (850.000) et l'une des plus défavorisées.
Après un premier défilé jeudi à Paris d'un millier de personnes, les enseignants de l'académie sont appelés par des syndicats (FO, Snes-FSU, CGT) à manifester dans la capitale les 16 et 18 février pour exiger le retrait de la réforme des lycées et protester contre la dégradation des conditions de travail.
Une situation plus durement ressentie
«Les suppressions de postes sont ressenties plus durement dans cette académie», analyse Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT. Pour toute la France, 16.000 postes dans l'Education doivent être supprimés cette année, après 13.500 en 2009.
En Seine-Saint-Denis, fer de lance du mouvement, 50 à 80 établissements étaient en grève la semaine passée et plusieurs écoles primaires pourraient rejoindre le mouvement, espère la CGT.
Un débat public avec Chatel réclamé
Dans le 94, le combat est mené par les enseignants d'Adolphe-Chérioux qui ont cessé les cours le 2 février après l'agression d'un élève et réclamer le doublement du nombre de surveillants. Après plusieurs coups d'éclat, ils réclament un débat public avec le ministre de l'Education Luc Chatel et doivent décider lundi des suites de leur action.
Mais en dépit de soutiens politiques (PCF, Verts) et syndicaux, le mouvement peine à faire tâche d'huile. «La situation de Créteil est spécifique parce qu'elle est directement liée à celle des banlieues. Les jeunes pour qui les débouchés se ferment rendent plus difficile l'exercice du métier d'enseignant et les violences de l'extérieur interférent avec la vie de l'établissement», explique Thierry Cadart (Sgen-CFDT).
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